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Archives de catégorie : Patrimoine
Tout ce qui appartient à l’île-Grande et lui donne son caractère
Enez veur, paroisse ? Commune ?
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1790 – La paroisse de Pleumeur-Bodou devient commune ! (Site InfoBretagne)
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Les île-grandais ne cessent de demander
que l’île devienne paroisse…
1792 – La chapelle Saint Sauveur reçoit le privilège de la Sainte Réserve* et on peut alors y recevoir la communion. * La sainte réserve est le Saint-Sacrement conservé dans le tabernacle.
1830 – Le 22 novembre, le recteur de Pleumeur-Bodou (M. Le Feyer) bénit de la cloche de la Chapelle Saint-Sauveur. L’usage veut qu’une cérémonie religieuse soit consacrée à la cloche, en présence d’un représentant religieux, d’un parrain et d’une marraine. On dit « baptême », « bénédiction » ou « consécration » (si le rite des diverses onctions aux huiles saintes est accompli). Un nom est alors attribué à la cloche.
Première moitié du XIXe siècle, la population de l’île-Grande (qui fait partie de la commune de Pleumeur-Bodou et en dépend administrativement) voit sa population ne cesser de réclamer que l’île grande devienne une paroisse à part entière.
1842 – La municipalité accepte la demande mais doit demander à l’autorité religieuse de décider… (Le concordat napoléonien de 1801 régissait, à l’époque, les rapports entre le gouvernement français et l’église catholique et ce jusqu’à la séparation de l’église et de l’état fin 1905).
Aucune décision ne fut prise jusqu’au début du XXe siècle…
1858 – Réfection de certaines parties de la Chapelle St Sauveur : découverte, sous la vieille boiserie peinte de l’autel, d’un autre autel en pierre blasonné.
1878 – Dépôt, “dans une châsse” des ossements des défunts retrouvés à Aval. La châsse est enterrée dans le cimetière. (Nous ignorons, pour l’instant, ce que sont devenus cette châsse et les ossements.)
Au début du XXe siècle, la Chapelle Saint Sauveur est très endommagée par un incendie dû à la foudre.
1909 – Construction, au bourg de l’île-Grande, de la chapelle, Saint-Marc (en remplacement de la Chapelle St Sauveur)..
1923 – L’île devient paroisse … et la chapelle Saint-Marc du bourg devient église paroissiale.
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Les île-grandais
souhaitent obtenir leur autonomie
Bien que ses habitants aient souhaité une scission avec Pleumeur, l’île-Grande n’a jamais réussi à obtenir le statut de commune. (Voir, ci-dessous un article de journal de 1902)[/vc_column_text][/vc_column][/vc_row][vc_row][vc_column][vc_column_text]
1902
Louis ENO, île-Grandais, Conseiller Municipal à Pleumeur-Bodou, réclame que l’île-Grande soit érigée en commune tant elle est abandonnée par la municipalité de Pleumeur.
Journal « LE LANNIONNAIS » du 16 mars 1902
« Cher député, nous sommes à l’île-grande 800 habitants déshérités de tout ; rien ne se fait pour améliorer la triste situation du pays : pas une rue, pas une route convenable pour nous desservir, pas une fontaine publique, pas un lavoir ; et il faut que les malheureuses lavandières décrassent leur linge dan une eau trouble, pourrie, infecte, pour ensuite le rincer chez elles. Aussi, on ne doit pas s’étonner des nombreuses épidémies qui nous accablent au milieu d’un air si pur cependant. Mais que fait-on donc de nos prestations ? Où s’en va la part de nos patentes et contributions revenant à la Commune ?
Quand on songe que pour baptiser un petit enfant qui vient de naître, il faut le transporter au bourg de Pleumeur-Bodou, à 6 kilomètres de l’île ! Qu’il pleuve, qu’il neige, qu’il glace ou qu’il vente, il faut que le voyage se fasse ! et les suites ? Qu’importe ! ! !
Voilà pourquoi, Monsieur le Député, nous vous demandons et cela dans le plus bref délai possible, que l’île-grande soit commune…
Nous pourrions avoir alors : notre église, notre mairie, notre municipalité et nos écoles laïques que nous sommes heureux de voir actuellement si prospères. »[/vc_column_text][/vc_column][/vc_row][vc_row][vc_column][vc_single_image image=”3924″ img_size=”medium” alignment=”center” onclick=”img_link_large” img_link_target=”_blank”][/vc_column][/vc_row][vc_row][vc_column][vc_separator color=”juicy_pink” style=”shadow” border_width=”3″][/vc_column][/vc_row]
La vieille chapelle st sauveur
Vestiges de la chapelle et du cimetière
Histoires de lavoirs
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De l’eau à même le sol…
Cliquez sur les images pour les agrandir
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A une époque où l’île-Grande ne disposait d’aucun lavoir, le pénible travail des lavandières est évoqué dans une supplique adressée dans le
Journal « LE LANNIONNAIS » du 16 mars 1902
par Louis ENO, île-Grandais , Conseiller Municipal de Pleumeur-Bodou
à Monsieur Le TROADEC, Député Républicain (Cliquez sur le lien)[/vc_column_text][/vc_column][/vc_row][vc_row][vc_column width=”1/2″][vc_single_image image=”3720″ img_size=”full” alignment=”center” style=”vc_box_shadow_3d” onclick=”img_link_large” img_link_target=”_blank”][/vc_column][vc_column width=”1/2″][vc_single_image image=”3721″ img_size=”full” alignment=”center” style=”vc_box_shadow_3d” onclick=”img_link_large” img_link_target=”_blank”][/vc_column][/vc_row][vc_row][vc_column][vc_column_text]Le sort de nos île-grandaises s’améliore un peu …
La demande n’est pas entendue et l’île n’obtient pas son “autonomie”. Elle reste un “écart” de la commune de Pleumeur-Bodou.
Toutefois, les lavandières obtiennent deux lavoirs :
- celui proche de Pors a Bago qui a grandement changé leur quotidien puisque d’une pauvre mare (voir photo ci-dessus) elles peuvent travailler dans un lavoir couvert
- celui de Run Losquet (proche du marais)
Retrouvez-les en cliquant sur le lien “Il était une fois des lavoirs…”
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Il était une fois des lavoirs…
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Les lavoirs de Pors a Bago et Run Losquet
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Le lavoir couvert devant Pors a Bago n’existe plus.
Cliquez sur la photo ci-dessous pour l’agrandir
[/vc_column_text][/vc_column][/vc_row][vc_row][vc_column][vc_single_image image=”3685″ img_size=”large” alignment=”center” style=”vc_box_shadow_border” onclick=”img_link_large” img_link_target=”_blank”][/vc_column][/vc_row][vc_row][vc_column][vc_column_text]
Que de changements depuis l’époque de la photo :
- la fontaine Saint Sauveur a été déplacée, lors de la marée noire du Torrey-Canyon (1967)
- le chemin de terre est devenu la “rue de Molène“
- et le lavoir, celui qui se trouvait devant Pors a Bago a été comblé pour faire place à de la pelouse.
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Aujourd’hui, il n’en reste qu’un, celui de Runlosquet
[/vc_column_text][/vc_column][/vc_row][vc_row][vc_column][vc_column_text]La table d’orientation devant Pors a Bago pourrait être le point de repère pour continuer le chemin en direction du marais.
Après avoir longé le côté jardin des maisons de la rue du Port,
voici le lavoir (Le sentier le sépare du marais).
Il daterait de la fin du XIXème mais l’endroit pourrait avoir été utilisé antérieurement ; on dit aussi qu’il aurait servi à rouir le lin…
[/vc_column_text][/vc_column][/vc_row][vc_row][vc_column][vc_gallery interval=”5″ images=”3777,3779,3780,3781,3782″ img_size=”large”][/vc_column][/vc_row][vc_row][vc_column][vc_column_text]Alimentation en eau douce
Deux sources alimentent en eau douce ses deux bassins accolés dont les dimensions, au total, sont de 7 m de longueur, 4 de large sur 50 cm de profondeur.
Un petit carré de pierres marque l’emplacement de l’une des sources.
Une seconde source coule dans l’encastrement du mur de pierres sèches ; à cet endroit s’élevait une petite fontaine jusque dans les années 65.
Mais la petite fontaine a été démontée pierre par pierre. Un voisin, intrigué par le bruit s’est rendu sur les lieux le lendemain et n’a pu que constater le vol. Il a décidé de mettre à l’abri la très belle auge en pierre que les voleurs n’ont pu emporter ; elle est heureusement restée île-grandaise.
L’abandon du lavoir
Peu à peu la machine à laver a soulagé les maîtresses de maison.
Il y a une cinquantaine d’années, les lavandières ont abandonné ce lieu, somme toute convivial où se racontaient les joies, les peines et les potins.
Nombreux sont les île-grandais qui ont connu le lavoir “en activité”.
[/vc_column_text][/vc_column][/vc_row][vc_row][vc_column][vc_column_text]Lors des grandes marées, l’eau de mer l’envahit, des résidus de végétation surnagent.[/vc_column_text][/vc_column][/vc_row][vc_row][vc_column][vc_single_image image=”3694″ img_size=”large” alignment=”center” onclick=”img_link_large” img_link_target=”_blank”][/vc_column][/vc_row][vc_row][vc_column][vc_column_text]L’entretien du lavoir
L’eau salée repart à marée descendante mais les déchets s’accumulent au niveau de l’évacuation qui assure mal sa fonction.
Puis l’eau douce des deux sources reprend peu à peu possession du lavoir.
Depuis environ 50 ans, son entretien se fait de plus en plus irrégulièrement puisqu’il ne sert plus aux lavandières.
- Vase et végétation l’envahissent.
- Ses moellons de granit (du fond et des contours) sont par endroits disjoints.
[/vc_column_text][/vc_column][/vc_row][vc_row][vc_column][vc_single_image image=”3701″ img_size=”large” alignment=”center” onclick=”img_link_large” img_link_target=”_blank”][/vc_column][/vc_row][vc_row][vc_column][vc_column_text]Nettoyage du lavoir
Plusieurs membres d’une famille d’origine île-grandaise ont pris la décision, en août 2018, de nettoyer le lavoir afin de lui redonner son aspect d’antan.[/vc_column_text][/vc_column][/vc_row][vc_row][vc_column][vc_gallery interval=”3″ images=”3761,3762,3763,3764″ img_size=”large” css_animation=”bounceIn”][/vc_column][/vc_row][vc_row][vc_column][vc_column_text]Un quotidien régional a consacré un article à la généreuse équipe de bénévoles.
Pour lire cet article, cliquez sur le lien ci-dessous
“Un bain de jouvence pour le lavoir de Run Losquet”
[/vc_column_text][vc_column_text][/vc_column_text][/vc_column][/vc_row][vc_row][vc_column][vc_column_text]
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Écoutez une Gwerz de l’île-Grande
L’article “Naufrage en 1844” (cliquez sur le titre de l’article pour y accéder) contait le tragique destin d’île-grandais partis chercher du goémon aux Sept-îles.
A l’époque, une Gwerz a été composée pour que cet accident ne sombre pas dans l’oubli…
Vous pouvez écouter cette Gwerz
en cliquant sur la flèche blanche ci-dessous
(elle ne démarrera qu’après plusieurs secondes…)
Le texte bilingue de la Gwerz est reproduit du livre “Pleumeur-Bodou, chronique d’une commune trégorroise” par Y. Lageat et Y. Garlan.
Comment cette Gwerz est arrivée jusqu’à nous ?
Monsieur Lavalette était voisin de Madame Leroux, l’interprète de la Gwerz.
“A un âge avancé, Mme Leroux psalmodiait cette Gwerz de mémoire et d’une voix assurée. Son interprétation aux accents passionnés constitue un document d’authentique culture bretonnante saisi sur le vif que j’eus la chance de pouvoir enregistrer.” D. Lavalette
Cette Gwerz raconte le naufrage survenu sur la grève de Goulmedec (au large de Bringuiller) le 14 février 1844 qui endeuilla 15 familles.
De retour des 7 Îles où elles avaient recueilli du goémon, deux gabares rentraient sur Penvern. Le choix d’un mauvais raccourci à la nuit tombante fit s’écraser l’une des gabares sur les rochers. Il y eut 15 noyés. Familles endeuillées, orphelins, drame local.
Avons-nous connu Madame Leroux ?
Pour le savoir, cliquez sur le lien ci-dessous
Hélène, interprète de la Gwerz
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Hélène, interprète de la Gwerz
Les promeneurs du sentier des douaniers ont tous connu cette charmante dame qui aimait bavarder, raconter, rire avec ceux qui passaient devant son jardin. Nous sommes nombreux à nous en souvenir !
Le journal “Le Trégor” lui a consacré un article paru le 26 février 2009.
Ce que nous ignorions, c’est qu’elle a laissé à son voisin un véritable trésor une “Gwerz” qu’elle interprète avec son cœur, son émotion, son bel accent breton.
Écoutez l’histoire chantée de cette tragédie maritime survenue en 1844 entre Goulmedec et Morvil en cliquant ci-dessous
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Souvenirs de tempêtes
Couchant et lune
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