Archives de catégorie : Lieux

Les rues de l’île-Grande, le nom des quartiers

Le vieux château des Landes

Il nous donne bien du fil à retordre

“Notre” vieux Château des Landes !

Les uns le connaissent, d’autres seulement le situent…

il reste à en découvrir l’origine…

 

Après avoir déterminé

sa situation géographique

… la recherche commence par ce par ce qu’en disent textes et cartes.

2020

L’actuel cadastre

“Du rivage bouleversé du nord, l’île se relève peu à peu et forme un grande plateau de culture au milieu duquel, au-delà du hameau de Hélégueric, est une vaste ferme aux allures de manoir avec ses tours rondes.”  Hardouin-Dumazet 1893

vers 1899

à la fin du XIXème, c’est une ferme

NB – Il n’est ici pas question d’un bois entourant le bâtiment. Celui-ci était donc visible de la mer et a certainement servi d’amer aux navigateurs.

1819

Le cadastre reste muet à son sujet

1754

Le “Ch.au Dulan” sert probablement d’amer.

François Amédée Frezier, Ingénieur militaire, explorateur, botaniste, navigateur et cartographe français du Roy Louis XV, appose sa signature au bas de cette carte.

1693

Carte de Denis de la Voye, Ingénieur de la marine sous Louis XIV

(il a levé 8 cartes de Bretagne)

Le chau du Lan sert-il d’amer ?

Il reste désormais à déterminer

  • de quand date la construction de ce château,
  • à la demande de qui il a été édifié ?
  • était-ce une demeure ? un rendez-vous de chasse ?

Nous verrons ultérieurement ce que les archives des Côtes d’Armor voudront bien nous laisser découvrir.

Puisque ce site se veut participatif, toute personne désirant m’accompagner aux AD de Saint-Brieuc peut me joindre en cliquant sur le formulaire de contact de la page d’accueil.

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Le phare des Triagoz

Au sortir de la guerre de Crimée, la France veut créer des lignes régulières de paquebots à vapeur.

Il est urgent de baliser les chenaux d’accès.

C’est le décret impérial du 12 mai 1860 (sous Napoléon III) qui fixe la construction de plusieurs phares sur le littoral français dont celui qui doit signaler la route entre Perros-Guirec et la baie de Morlaix.

Entre 1861 et 1864, une tour de 29 mètres de haut est érigée sur un îlot du plateau des Triagoz* (l’îlot de Gwen Braz) cerné par des roches sur lesquelles la houle brise presque en permanence.

* A 4,6 mille dans le N.W. de l’Ile Grande – Le plateau des Triagoz s’étend sur 2,1 mille du S.W. au N.E

Coordonnées géographiques :
48°52,285 N – 03°38,797 W (WGS 84)

Sa construction est dirigée

par les ingénieurs

Dujardin et Pelau.

Le rocher est arasé afin de construire un abri pour les ouvriers.

Deux palans servent à débarquer le matériel et les pierres de taille (granit).

La tour carrée est construite sur une base rocheuse qui s’élève à 8 mètres au-dessus des hautes mers.

Gravure (source : Gallica-Bibliothèque numérique de la Bibliothèque nationale de France – ” Procédés et matériaux de construction…. Outillage et organisation des chantiers / A. Debauve,…” page 118)

C’est un édifice en granit (de Ploumanac’h et lîle Grande)

de 8 mètres de côté extérieur sur 20 mètres de haut

L’atelier de taillage se situe à terre (à 21 km du chantier) et le transport se fait par gabare à voile.

Les pièces du phare sont un vestibule et des salles voûtées, aménagées en chambres pour les deux gardiens et l’ingénieur.

Une saillie en demi-cercle contient l’escalier.

L’échauguette (qui a servi de cuisine) lui fait face. Un magasin de lampes et huile se situe au dernier étage.

 

Historique

 

1864 (15 novembre) – Allumage du feu fixe blanc varié par des éclats alternativement blancs et rouges toutes les 30 secondes. Cloche de brume. Combustible : huile végétale

1867 Le phare est présenté à l’Exposition Universelle de Paris
1875 – Combustible : huile minérale
1885 (1er janvier) – Modification du feu, secteur rouge.
1904 (octobre) – renforcement du feu, incandescence par le pétrole
1924 – nouvel appareil plus puissant ; feu blanc à 2 occultations 8 secondes focale 0,92 m à 1 secteur rouge.
1948 – feu à 2 occultations toutes les 6 secondes, secteurs blanc et rouge, focale 0,70 m
1981 (juillet) – Électrification –
1984 (avril) – Automatisationfin du gardiennage
1985 – Le feu est automatisé par aérogénérateur installé sur une nouvelle lanterne.

Le phare a perdu sa lanterne lors de l’installation de l’aérogénérateur.

 

 

L’Ancienne lanterne, avec son optique, est exposée à la subdivision des phares et balises de Lézardrieux.

 

La nouvelle lanterne

Propriété de l’état, l’état général ne cesse malheureusement de se dégrader…

Où sont passés nos mégalithes ?

Notes de Pierre STRNISTE

Les mégalithes ont subi, à diverses époques, des offensives de destruction et, de tous ceux qui furent construits aux temps préhistoriques, il n’en subsiste qu’un très petit nombre.

Par exemple, on ne retrouve plus aujourd’hui certains monuments signalés au siècle dernier sous le nom de «dolmens »:

  • Deux à Bringuiller en Pleumeur-Bodou – L. HARMOIS – Inventaire des découvertes archéologiques des C-d-N. (1912)
  • Un à Kerguntuil en Trégastel dans le même champ que les deux mégalithes encore visibles. – De la CHÉNELIÈRE – Inventaire des Monuments mégalithiques des C-d-N – Société d’émulation des Côtes du Nord (1880)
  • Un à Christ en Trébeurden – BERTHELOT DU CHESNAY – L’année préhistorique dans les C-d-N. (1904)

Quant au «dolmen» de Keryvon, il semble bien être, en réalité, ce qui reste d’une allée couverte partiellement démolie. – LE BOUFFANT «  Un dolmen peu connu à Pleumeur-Bodou (1972)

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Sommaire du thème “allée couverte”

Allée couverte ou dolmen ?

Elle apparaît, superbe, dès l’entrée du champ.

Pour ne pas la confondre avec un dolmen, deux principaux indices sont à repérer.

1er indice

Deux belles tables de couverture reposent sur des pierres droites (orthostates).

Cette première constatation permet d’affirmer qu’il s’agit d’une allée couverte « courte » (par opposition à l’allée couverte « arc-boutée »)

2ème indice

C’est l’emplacement de son entrée qui permet au visiteur de vérifier si elle mérite bien le nom d’allée couverte !

Un rapide tour d’inspection permet de constater qu’il est impossible d’y pénétrer latéralement.

A son extrémité

une belle entrée

incite à la visite.

 

L’entrée se situe dans son axe.

Description d’une allée couverte, donnée par J. L’helgouach

“l’allée couverte est généralement divisée en deux parties d’inégale longueur par une dalle transversale séparant la chambre (cella) de l’anti-chambre (antecella).

L’antichambre ne peut être plus haute que la chambre.

L’entrée est toujours située dans l’axe du monument.

Comme tout dolmen, les parois latérales sont délimitées par des orthostates.

Selon la longueur totale de l’édifice, l’allée est recouverte de une à plusieurs tables horizontales (tables de couverture).

Les allées couvertes apparaissent comme une évolution des dolmens : elles sont en général plus récentes et appartiennent au Néolithique final (fin de l’âge de la pierre polie).

En 1880, Gaston de la Chénelière dénombre, dans la commune de Trébeurden «trois dolmens » dont deux sont en fait des allées couvertes.

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Sommaire du thème “allée couverte”

Où se trouve l’allée couverte ?

Elle est près du point culminant de l’île-Grande, dans la partie nord.

Un île-grandais se souvient…

« Quand j’étais gamin (dans les années 60), un gars dormait sous le dolmen, il faisait les jardins. C’était un brave type, il devait s’appeler Yves Marie.

Il y en avait un autre dont j’ai oublié le nom qui avait ses 2 bacs et un troisième qui s’appelait Charlot ; il foutait la trouille celui-là ! »

Altitude, Latitude et longitude, n° de parcelle sont obtenus grâce à des outils du site

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Sommaire du thème “allée couverte”

La maison des naines

On l’appelle Ty-ar-C’horrandoned ou plus communément Ty Lia

(Dans le Trégor, les dolmens sont fréquemment appelés “Ty-Lia”).

Elle est, dit-on, habitée par les korrigans, petits lutins espiègles. On peut également y rencontrer bien souvent de très malicieuses petites créatures féminines

(Cliquez sur la photo ci-dessus, prise par une belle journée de printemps…)

4 500 ans d’histoire

Voilà 4 500 ans qu’elle règne, imperturbable, pas très loin  du plus haut point de l’île.

Elle a traversé les âges … presque sans encombre.

Presque sans encombre ?

Si, au fil des siècles, les mégalithes ont pu souffrir des intempéries, ils ont le plus souvent été endommagés par les hommes :

pillés pour les éventuels trésors qu’ils renferment,

détruits symboliquement (le culte aux pierres est sacrilège : dès 452, le concile de Nantes ordonne leur démolition ; bien plus tard, les mégalithes sont christianisés),

détruits en raison de la gêne qu’ils occasionnent aux cultivateurs dans leurs travaux agricoles,

récupération des pierres (dalles de couverture, orthostates, pierres des cairns) pour la construction, les murets, la voirie  …

– et même fouilles. Quatre campagnes de fouilles furent effectuées en 1866, 1868, 1909 et 1910.

Fouilles de l’allée couverte de l’île-Grande

Des fouilles pratiquées en 1866 ont mis à jour

  • quatre haches de pierre polie, de dimensions et de grains différents ;
  • des éclats de silex
  • des fragments de poterie noire,
  • des tessons décorés
  • un objet en fer ressemblant à une lame auquel adhéraient quelques taches de cuivre
  • un disque de bronze

« En 1868, la fouille fut reprise par Monsieur Cavan puis d’autres personnes ensuite.

Fouillé ensuite en 1910, sans méthode et sans expérience, par Monsieur A. Devoir, ce monument était menacé d’une destruction complète. Monsieur Léon Durocher protesta énergiquement contre l’auteur de la fouille dans le journal « Le Breton de Paris » le 30 octobre 1910, fit constater par M. E. Genest architecte, l’état du monument.

*Cette dernière fouille fait l’objet d’un article dans le « Bulletin de la Société d’émulation des Côtes-du-Nord – Tome L – 1912 (page 219)

 

En savoir plus…(beaucoup plus !)

 

Le Bulletin de la société préhistorique française offre une description minutieuse de l’’allée couverte de l’île-Grande” par Étienne Patte (année 1918) pages 540 à 546

cliquez sur le logo

 

*Cette dernière fouille fait l’objet d’un article dans le « Bulletin de la Société d’émulation des Côtes-du-Nord – Tome L – 1912 (page 219). L. HARMOIS – Inventaire des découvertes archéologiques du département des Côtes du Nord

cliquez sur le logo

 

Afin de le protéger,  l’état fait établir des inventaires et des cartes du patrimoine mégalithique et crée le statut de « monument historique ».

 

Le 23 janvier 1956 le classement  « monument historique » de l’allée couverte de l’île grande atteste de sa valeur patrimoniale.

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Sommaire du thème “allée couverte”

Il était une fois des lavoirs…

Les lavoirs de Pors a Bago et Run Losquet

Le lavoir couvert devant Pors a Bago n’existe plus.

Cliquez sur la photo ci-dessous pour l’agrandir

Que de changements depuis l’époque de la photo :

  • la fontaine Saint Sauveur a été déplacée, lors de la marée noire du Torrey-Canyon (1967)
  • le chemin de terre est devenu la “rue de Molène
  • et le lavoir, celui qui se trouvait devant Pors a Bago a été comblé pour faire place à de la pelouse.

Aujourd’hui, il n’en reste qu’un, celui de Runlosquet

La table d’orientation devant Pors a Bago pourrait être le point de repère pour continuer le chemin en direction du marais.

Après avoir longé le côté jardin des maisons de la rue du Port,

voici le lavoir  (Le sentier le sépare du marais).

Il daterait de la fin du XIXème mais l’endroit pourrait avoir été utilisé antérieurement ; on dit aussi qu’il aurait servi à rouir le lin…

Alimentation en eau douce

Deux sources alimentent en eau douce ses deux bassins accolés dont les dimensions, au total, sont de 7 m de longueur, 4 de large sur 50 cm de profondeur.

Un petit carré de pierres marque l’emplacement de l’une des sources.  

Une seconde source coule dans l’encastrement du mur de pierres sèches ; à cet endroit s’élevait une petite fontaine jusque dans les années 65.

Mais la petite fontaine a été démontée pierre par pierre. Un voisin, intrigué par le bruit s’est rendu sur les lieux le lendemain et n’a pu que constater le vol. Il a décidé de mettre à l’abri la très belle auge en pierre que les voleurs n’ont pu emporter ; elle est heureusement restée île-grandaise.

L’abandon du lavoir

Peu à peu la machine à laver a soulagé les maîtresses de maison.

Il y a une cinquantaine d’années, les lavandières ont abandonné ce lieu, somme toute convivial où se racontaient les joies, les peines et les potins.

Nombreux sont les île-grandais qui ont connu le lavoir “en activité”.

Lors des grandes marées, l’eau de mer l’envahit, des résidus de végétation surnagent.

L’entretien du lavoir

L’eau salée repart à marée descendante mais les déchets s’accumulent au niveau de l’évacuation qui assure mal sa fonction.

Puis l’eau douce des deux sources reprend peu à peu possession du lavoir.

Depuis environ 50 ans,  son entretien se fait de plus en plus irrégulièrement puisqu’il ne sert plus aux lavandières.

  • Vase et végétation l’envahissent.
  • Ses moellons de granit (du fond et des contours) sont par endroits disjoints.

Nettoyage du lavoir

Plusieurs membres d’une famille d’origine île-grandaise ont pris la décision, en août 2018, de nettoyer le lavoir afin de lui redonner son aspect d’antan.

Un quotidien régional a consacré un article à la généreuse équipe de bénévoles.

Pour lire cet article, cliquez sur le lien ci-dessous

“Un bain de jouvence pour le lavoir de Run Losquet”

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Dolmen ou Allée couverte ?

Elle apparaît, superbe, dès l’entrée du champ.

Âgée d’environ 4 500 ans, elle a traversé les âges … presque sans encombre.

Presque ?    Si les mégalithes ont pu souffrir, au fil des siècles,  des intempéries ils ont le plus souvent été endommagés par les hommes :

pillés pour les éventuels trésors qu’ils renferment,

détruits symboliquement (le culte aux pierres est sacrilège : dès 452, le concile de Nantes ordonne leur démolition ; bien plus tard, les mégalithes sont christianisés),

détruits en raison de la gêne qu’ils occasionnent aux cultivateurs dans leurs travaux agricoles,

démontés pour récupérer les pierres pour la construction, la voirie (dalles de couverture, orthostates, pierres des cairns) …

– et même fouilles anarchiques.

Afin de le protéger,  l’état fait établir des inventaires et des cartes du patrimoine mégalithique et crée le statut de « monument historique ».

Le 23 janvier 1956 le classement  « monument historique» de l’allée couverte de l’île-grande atteste de sa valeur patrimoniale.

Pour ne pas la confondre avec un dolmen, au moins deux indices sont à repérer

1er indice

L. 4,50 m,  l 2,50 m, Ép. 50 cm

L 3,50 m,  l 2,50 m, Ép. 25 cm

Plus d’une table de couverture permet d’affirmer qu’il s’agit d’une allée couverte « courte »  (par opposition à l’allée couverte « arc-boutée »

2nd indice

C’est l’emplacement de son entrée qui permet au visiteur de vérifier si elle mérite bien le nom d’allée couverte !

Un rapide tour d’inspection permet de constater qu’il est impossible d’y pénétrer latéralement. Par contre, à son extrémité une belle entrée (ouverte vers le sud-est)  incite à la visite.

Le second indice est trouvé !

L’entrée se situe dans l’axe de l’allée couverte.

Les allées couvertes apparaissent comme une évolution des dolmens : elles sont en général plus récentes et appartiennent au Néolithique final (fin de l’âge de la pierre polie).

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Les squelettes de l’île d’Aval

  • Pourquoi des squelettes ont été enterrés sur l’île d’Aval ?
  • D’où venaient ces êtres humains avec des chevaux ?
  • Qu’est-ce qui a bien pu se passer ?
  • Que sont devenus ces squelettes ?

L’extrait ci-dessous est tiré des BULLETINS DE LA
SOCIÉTÉ D’ANTHROPOLOGIE DE PARIS
(Masson Éditeur – Paris) – Bulletins publiés entre 1860 et 1899

SUR LES ANCIENNES SÉPULTURES DE L’ÎLE D’AVAL, PRÈS DE LANNION (CÔTES DU NORD)
Par M. René ROBERT
Dans une lettre adressée par M. René Robert, lieutenant de vaisseau, cet explorateur annonce à M. Polak qu’il était de passsage à Lannion (Côtes-du-Nord), il y a quelques semaines, ou plutôt près de Lannion, dans un village situé près du bord de mer et séparé par un simple chenal d’une île qu’on appelle l’île d’Aval.

Là, il a appris qu’on venait de fouiller, et qu’on disait avoir trouvé la tombe du roi Arthur. Dans ces sépultures, on trouva divers objets, des dents de cheval, quelques fragments de poteries que n’a pas pu voir M. Robert, et une trentaine de squelettes plus ou moins complets. Ces squelettes n’ont pu être retrouvés qu’en morceaux parce que les individus qui étaient chargés de la fouille avaient rejeté les squelettes, ne s’occupant qu’à chercher un trésor.

Dans le voisinage existe un petit tumulus qui n’a pas encore été ouvert, et qui est fait en pierres de peu de hauteur ; l’un à 80 centimètres, et l’autre 2m50. Il y a là des restes d’anciens monuments celtiques, et enfin, sur la surface du sol tout près de là, le curé du village en question a trouvé une hache polie en serpentine, et une autre arme dont M. Robert a fait un dessin exact. Il y a donc quelque possibilité que ces objets-là proviennent d’une époque très ancienne, de l’époque néolithique.

Le crâne qu’il a envoyé répond jusqu’à un certain point à cette indication : crâne de femme, dolichocéphale, dont la portion frontale est très étroite. Ce crâne a été déformé par le poids des terres, de sorte que le temporal droit se trouve abaissé. Ce crâne répond assez bien à l’idée qu’il provient d’une race néolithique. Les mâchoires inférieures sont au nombre de deux. Il y a bien trois fragments, mais ils ne forment que deux mâchoires. Les dents sont usées, transversalement, jusqu’au canal dentaire, quoique es sujets paraissent encore jeunes. Cette usure précoce s’observait fréquemment à l’époque de la pierre polie, avant qu’on eût connu la mouture. A l’époque où l’on n’avait que des instruments grossiers pour la mouture, le grain ne se réduisait pas en poudre facilement, de sorte qu’il fallait faire agir les dents, et par ce moyen elles s’usaient beaucoup plus vite.
M. Robert regrette de n’avoir pu envoyer qu’un seul crâne. Tous les autres crânes et ossements ont été réclamés par l’autorité ecclésiastique.
Source : Bibliothèque nationale de France, département Sciences et techniques, 8-T46-157

Extraits tirés des ouvrages numérisés de  la Bibliothèque Nationale de France

Page 102    et        Page 103

…La correspondance manuscrite comprend une lettre par laquelle Monsieur le Docteur LEDENTEC (de Lannion) annonce l’envoi d’un crâne trouvé dans les fouilles de l’île d’aval.         Page 140        

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crâne dolichocéphale

exemple de crâne dolichocéphale

 

 

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Ci-dessous, un extrait du livre “L’île Grande” d’Ernest LE BARZIC

Le 5 février 1878, au cours d’un défrichement opéré par le « colon » de l’île d’aval, celui-ci mit à jour trente squelettes d’hommes et, semble-t-il, autant de squelettes de chevaux.

Par la suite, certaines personnes (dont l’abbé France, historien de Kerduel) affirmèrent que les squelettes des hommes étaient couchés en cercle autour du menhir, près d’une croix de type très primitif et d’un dessus d’autel, lui aussi fort ancien, croix et dessus d’autel se trouvant dans le sol.

D’autres, dont le docteur Le Dantec, père du philosophe et biologiste, qui se rendit sur place avec son fils, les virent inhumés sur deux rangs. Elles constatèrent la présence du menhir (que chacun connaissait sous le nom de « Tombe du roi Arthur »), celle également de la croix et du dessus d’autel dégagés de la terre.

Le docteur Le Dantec eut l’impression que les corps humains avaient été étendus en deux fosses communes parallèles. Il n’y avait pas de débris d’armes parmi eux. Deux détails frappèrent ce témoin de marque :
• les crânes des hommes étaient dolichocéphales comme le sont généralement ceux des Nordiques d’une part,
• d’autre part, un suintement s’échappait encore du sabot des chevaux.
Au moment de cette découverte, l’on ne disposait pas des moyens actuels pour déterminer avec précision l’époque de l’inhumation collective des cadavres. L’on n’avait point les mêmes classements archéologiques qu’aujourd’hui. L’on doit donc se borner à des approximations.
Le drame qui coûta la vie à ces trente hommes et à leurs montures pouvait se situer entre les Vie ou VIIe siècles et les XIIe ou XIVe siècles. C’est bien vague.

L’imagination poétique aidant, l’on n’hésita pas à dire qu’il s’agissait du roi Arthur et de ses preux compagnons. L’on était frappé, et on le demeure, par ce fait que la mémoire populaire ne transmet pas le souvenir d’un combat sur terre, souvenir qui aurait subsisté, même rétréci, déformé, si ce combat avait eu lieu, par exemple, pendant la guerre de Succession de Bretagne *.

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Alors que nous cherchions, il y a une vingtaine d’années, à percer ce mystère nous avons recueilli d’un ancien cap-hornier, le capitaine Pincemin, une tradition bien menue, certes, mais qui apparaît apporter la lumière : ces morts de l’île d’Aval seraient les victimes d’un naufrage « du temps du Prince Noir », probablement des chevaliers anglais dont le bateau se serait fracassé sur des rochers proches. Donc un drame du milieu du XVe siècle. Une découverte d’objets –monnaies, débris d’armes- pourrait permettre, un jour, d’être plus affirmatif à ce sujet !
*Ou au Xe siècle, pendant la victorieuse campagne d’Alain Barbetorte contre les Normands. L’antique croix d’Aval rappelle celles de Toull-ar-C’houiled, en Plourivo et d’autres croix commémoratives de la lutte contre les Vikings, celles de Questembert et du Léon. Le nom de « Kroaz an Norman » à Plouzané, semble pourtant être la seule mention qui soit restée des combats du Xe siècle dans cette dernière région. Note d’Ernest Le Barzic

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Note sur ce lieu qui pourrait avoir été celui d’un combat :

A ce propos, Jean Jacques, un ami de Penvern, m’a posé la question suivante
• Sais-tu ce que signifie Landrellec ?
• Non…
• « rellec » ou « relecq » (comme dans Relecq-Ker-Huon) signifie « Relique ». Le nom de lieu « Landrellec » est composé de Lann (terre) et « rellec ».

Nous en sommes restés là… lieu de reliques ?

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