[vc_row][vc_column][vc_column_text]Vous vous interrogez sur l’orientation de l’allée couverte de l’île-Grande…
Voici celui de Monsieur Lavalette
« Le soleil ne se couche jamais dans l’axe du dolmen au solstice d’été !” : Il faut venir vers le 20 août pour observer un tel coucher. Mais cette date ne correspond à aucun évènement astronomique connu. Il doit exister une autre raison…
[…], d’autant que dans tout le monde mégalithique d’Europe […], les alignements selon les solstices ne représentent que 17% des cas.
Pour répondre à cette interrogation sur l’alignement des mégalithes de l’époque néolithique, Monsieur Lavalette a étudié (de manière statistique) 151 sépultures mégalithiques de la façade atlantique de l’Europe (Danemark, Allemagne, Pays-Bas, France, Royaume-Uni, Irlande, Espagne, Portugal).
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Les vestiges des sépultur
es collectives mégalithiques s’accumulent sur les 2 500 km de la façade atlantique de l’Europe.
Ils témoignent de pratiques funéraires qui se sont maintenues pendant environ trois millénaires […] de –5000 à -2000
Sur une aussi longue période, les styles, les modes, les rituels ont connu des évolutions locales et se sont modifiés au fil des générations et des déplacements des populations.
[/vc_column_text][/vc_column][/vc_row][vc_row][vc_column][vc_column_text]
Les bâtisseurs des sépultures mégalithiques les ont-ils construites
en les orientant au gré des circonstances ou bien, au contraire les ont-ils édifiées en respectant un canon (ensemble de règles) de directions et d’orientations particulières ?
Le seul moyen de démontrer ou de réfuter l’existence d’une « astronomie funéraire mégalithique » consiste à considérer l’espace mégalithique dans sa globalité.
[/vc_column_text][/vc_column][/vc_row][vc_row][vc_column][vc_separator color=”sandy_brown” style=”shadow” border_width=”3″ el_width=”30″][/vc_column][/vc_row][vc_row][vc_column][vc_column_text]Le Bulletin de la Société préhistorique française a publié cette étude de D. Lavalette en 2009 – « Directions astronomiques canoniques des sépultures mégalithiques de Bretagne et de l’Europe atlantique ».
Pour consulter la totalité de cette étude en ligne, cliquez sur ce lien
[/vc_column_text][/vc_column][/vc_row][vc_row][vc_column][vc_separator color=”sandy_brown” style=”shadow” border_width=”3″ el_width=”30″][/vc_column][/vc_row][vc_row][vc_column][vc_column_text]
Comment a-t-il pu observer l’alignement des allées couvertes ?
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Sommaire du thème “allée couverte” 
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[vc_row][vc_column][vc_column_text]
Les observations astronomiques
pouvaient-elles être réalisées en tout lieu ?
[/vc_column_text][/vc_column][/vc_row][vc_row][vc_column][vc_column_text]Extrait de l’étude de D. Lavalette
Les levers et couchers solsticiaux ne pouvaient être déterminés que par l’observation visuelle directe du soleil sur un ciel bien dégagé.
Et,
La détermination des 4 points cardinaux (détermination simultanée du méridien et de l’équinoxiale) pouvait s’effectuer lorsque le soleil était haut dans le ciel.
Cette remarque élimine une difficulté entrevue au cours de l’étude sur le terrain, réalisée en Bretagne […] où des sépultures se trouvent dans des creux de vallées d’où l’horizon est invisible.
Les autres directions canoniques ne […] ne réclamaient pour tout matériel qu’un gnomon et un cordeau à la portée des bâtisseurs des sépultures mégalithiques.
Les faits parlent d’eux-mêmes, ils orientaient leurs sépultures aussi soigneusement qu’ils le pouvaient.
[/vc_column_text][/vc_column][/vc_row][vc_row][vc_column][vc_column_text]
Il n’y a finalement rien de bien extraordinaire dans le fait que l’astronomie néolithique ait été essentiellement solaire. On peut en énumérer bien des raisons :
Explorées avec méthode, celles-ci pouvaient suffire […] à établir un système de directions canoniques indépendant de la latitude.
Toute tentative de reconstituer des pratiques (dont aucun témoignage ne nous est parvenu que le constat statistique brut des directions de fondation de sépultures datant de plusieurs millénaires) est assurément une gageure.
Les hypothèses avancées dans ce travail ont découlé des contraintes révélées par les mesures de terrain.
En premier lieu joue la certitude que seul le recours à l’observation de l’ombre solaire est à même d’expliquer que les Néolithiques aient été capables de tracer le méridien et l’équinoxiale.
On s’est ensuite demandé si les bâtisseurs pouvaient également maîtriser d’autres pratiques simples de gnomonique. Cette conjecture conduit à une explication possible qui rendrait compte du système de directions canoniques des sépultures et surtout de son invariance avec la latitude. Ces directions se retrouvent dans les constructions gnomoniques et géométriques si simples qu’on peut en créditer les néolithiques.
L’observation des phénomènes naturels était sans doute une occupation. La seule observation de l’astre solaire a pu revêtir des significations symboliques qui nous échappent.
Lors de la fondation d’une nouvelle sépulture il fallait un critère de choix pour décider suivant quelle direction elle devait être construite.
La question reste ici évidemment sans réponse car si nous entrevoyons peut-être maintenant le « comment » des choses, leur « pourquoi » n’a pas laissé sa trace dans les pierres.
[/vc_column_text][/vc_column][/vc_row][vc_row][vc_column][vc_column_text]Pour consulter, en ligne, la totalité de cette étude de Daniel Lavalette,
cliquez sur ce logo
« Directions astronomiques canoniques des sépultures mégalithiques de Bretagne et de l’Europe atlantique » étude publiée par le Bulletin de la Société préhistorique française – 2009 – [/vc_column_text][/vc_column][/vc_row][vc_row][vc_column][vc_separator style=”double” border_width=”3″][/vc_column][/vc_row][vc_row][vc_column][vc_column_text]
Sommaire du thème “allée couverte” 
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[vc_row][vc_column][vc_column_text]
Extrait de l’étude de D. Lavalette
[/vc_column_text][/vc_column][/vc_row][vc_row][vc_column][vc_column_text]1. Quel repère prendre pour calculer l’alignement de sépultures (dont des éléments ont pu être déplacés) ?
Beaucoup de sépultures sont tellement ruinées qu’elles ne présentent plus que l’alignement de leurs orthostates.
L’axe général de la chambre sépulcrale (ou de son couloir d’accès) définit une direction sur la rose du compas.[/vc_column_text][/vc_column][/vc_row][vc_row][vc_column][vc_separator color=”peacoc” style=”shadow” border_width=”3″ el_width=”30″][/vc_column][/vc_row][vc_row][vc_column][vc_column_text]2. Sur quelles sépultures collectives a porté son étude ?
Monsieur Lavalette a porté l‘étude des sépultures sur deux ensembles :
Les sépultures qui suivent les directions solsticiales à ± 52° du Nord ne représentent que 17 % des cas.
Les sépultures qui suivent les directions « trégorroises* à + ou – 72° du Nord sont majoritaires avec 34 % des cas ! (* Nommées ainsi mais on en trouve dans toute l’Europe)[/vc_column_text][/vc_column][/vc_row][vc_row][vc_column][vc_separator color=”peacoc” style=”shadow” border_width=”3″ el_width=”30″][/vc_column][/vc_row][vc_row][vc_column][vc_column_text]3. Alignement des allées couvertes du Trégor[/vc_column_text][/vc_column][/vc_row][vc_row][vc_column][vc_single_image image=”4186″ img_size=”large” alignment=”center” onclick=”img_link_large” img_link_target=”_blank”][/vc_column][/vc_row][vc_row][vc_column][vc_single_image image=”4187″ img_size=”large” alignment=”center” onclick=”img_link_large” img_link_target=”_blank”][/vc_column][/vc_row][vc_row][vc_column][vc_separator color=”peacoc” style=”shadow” border_width=”3″ el_width=”30″][/vc_column][/vc_row][vc_row][vc_column][vc_column_text]On lit souvent dans les livres
« … les sépultures sont orientées secteur SW ou SE
c’est-à-dire vers le lever ou le coucher du soleil aux solstices »
Voici ce que montre l’observation des sépultures mégalithiques collectives dans le Trégor :
On note une différence de 20° entre ± 72° et ± 52° !
Cela correspond à une erreur de 40 soleils… et elle aurait été répétée 7 fois ???[/vc_column_text][/vc_column][/vc_row][vc_row][vc_column][vc_single_image image=”4188″ img_size=”large” alignment=”center” onclick=”img_link_large”][/vc_column][/vc_row][vc_row][vc_column][vc_column_text]
Quelles méthodes pouvaient utiliser nos ancêtres du néolithique pour aligner les sépultures collectives ?
[/vc_column_text][/vc_column][/vc_row][vc_row][vc_column][vc_column_text]Le Bulletin de la Société préhistorique française a publié cette étude de D. Lavalette en 2009 – « Directions astronomiques canoniques des sépultures mégalithiques de Bretagne et de l’Europe atlantique ».
Pour consulter la totalité de cette étude en ligne, cliquez sur ce lien
[/vc_column_text][/vc_column][/vc_row][vc_row][vc_column][vc_separator style=”double” border_width=”3″][/vc_column][/vc_row][vc_row][vc_column][vc_column_text]
Sommaire du thème “allée couverte” 
[/vc_column_text][/vc_column][/vc_row][vc_row][vc_column][vc_separator style=”double” border_width=”3″][/vc_column][/vc_row]
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[vc_row][vc_column][vc_column_text]La Chapelle et la fontaine Saint Sauveur
En suivant les rivages de l’anse méridionale, on atteint bientôt, près de Rucornic, l’église Saint Sauveur paroisse de l’île. Elle est sur un ressaut de terrain au pied duquel coule une fontaine… ; coule est un mot peut-être exagéré, à peine un suintement d’eau. Mais la source a dû être plus forte autrefois ; on ne s’expliquerait pas autrement l’élégante clôture de granit, bordée intérieurement de bancs, qui entoure le petit bassin. Au-dessus de la source même, est une niche renfermant la statuette de saint Yves, en faïence. Cette fontaine, dédiée au Saint Sauveur est un lieu de pèlerinage, les mères viennent de fort loin y plonger leurs enfants pendant trois lundis de suite pour les faire marcher.
Nous ne sommes pas un lundi, aussi, la fontaine est abandonnée. Elle alimente plus bas un lavoir aux eaux prodigieusement sales, autour duquel les laveuses sont groupées.
L’église est une pauvre chapelle gothique avec des ex-voto nombreux. Elle renferme de curieuses statues et un Christ en bois, naïvement sculptés et bariolés, œuvres sans doute, des tailleurs de granit de l’île. Le sol est recouvert de grandes dalles funéraires. Au dehors, tout autour de la petite église dont la sacristie porte une inscription rongée laissant lire encore la date 1563, s’étend le cimetière rempli de grandes pierres tombales gravées.
Près de l’église, une vaste construction blanche entourée d’un jardin est l’habitation des douaniers ; le vent a retroussé les sables sur le rocher et formé au-dessus un bourrelet de dunes d’où la vue est complète sur ce paysage bouleversé des carrières. De cette pointe, appelée Creach-an-Lannic,
Extrait de Voyage en France « Îles françaises de la Manche et de la Bretagne péninsulaire » (Tome 5) Auteur HARDOUIN-DUMAZET – 1893-1899[/vc_column_text][/vc_column][/vc_row]
[vc_row][vc_column][vc_column_text]
1790 – La paroisse de Pleumeur-Bodou devient commune ! (Site InfoBretagne)
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Les île-grandais ne cessent de demander
que l’île devienne paroisse…
1792 – La chapelle Saint Sauveur reçoit le privilège de la Sainte Réserve* et on peut alors y recevoir la communion. * La sainte réserve est le Saint-Sacrement conservé dans le tabernacle.
1830 – Le 22 novembre, le recteur de Pleumeur-Bodou (M. Le Feyer) bénit de la cloche de la Chapelle Saint-Sauveur. L’usage veut qu’une cérémonie religieuse soit consacrée à la cloche, en présence d’un représentant religieux, d’un parrain et d’une marraine. On dit « baptême », « bénédiction » ou « consécration » (si le rite des diverses onctions aux huiles saintes est accompli). Un nom est alors attribué à la cloche.
Première moitié du XIXe siècle, la population de l’île-Grande (qui fait partie de la commune de Pleumeur-Bodou et en dépend administrativement) voit sa population ne cesser de réclamer que l’île grande devienne une paroisse à part entière.
1842 – La municipalité accepte la demande mais doit demander à l’autorité religieuse de décider… (Le concordat napoléonien de 1801 régissait, à l’époque, les rapports entre le gouvernement français et l’église catholique et ce jusqu’à la séparation de l’église et de l’état fin 1905).
Aucune décision ne fut prise jusqu’au début du XXe siècle…
1858 – Réfection de certaines parties de la Chapelle St Sauveur : découverte, sous la vieille boiserie peinte de l’autel, d’un autre autel en pierre blasonné.
1878 – Dépôt, “dans une châsse” des ossements des défunts retrouvés à Aval. La châsse est enterrée dans le cimetière. (Nous ignorons, pour l’instant, ce que sont devenus cette châsse et les ossements.)
Au début du XXe siècle, la Chapelle Saint Sauveur est très endommagée par un incendie dû à la foudre.
1909 – Construction, au bourg de l’île-Grande, de la chapelle, Saint-Marc (en remplacement de la Chapelle St Sauveur)..
1923 – L’île devient paroisse … et la chapelle Saint-Marc du bourg devient église paroissiale.
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Les île-grandais
souhaitent obtenir leur autonomie
Bien que ses habitants aient souhaité une scission avec Pleumeur, l’île-Grande n’a jamais réussi à obtenir le statut de commune. (Voir, ci-dessous un article de journal de 1902)[/vc_column_text][/vc_column][/vc_row][vc_row][vc_column][vc_column_text]
1902
Louis ENO, île-Grandais, Conseiller Municipal à Pleumeur-Bodou, réclame que l’île-Grande soit érigée en commune tant elle est abandonnée par la municipalité de Pleumeur.
Journal « LE LANNIONNAIS » du 16 mars 1902
« Cher député, nous sommes à l’île-grande 800 habitants déshérités de tout ; rien ne se fait pour améliorer la triste situation du pays : pas une rue, pas une route convenable pour nous desservir, pas une fontaine publique, pas un lavoir ; et il faut que les malheureuses lavandières décrassent leur linge dan une eau trouble, pourrie, infecte, pour ensuite le rincer chez elles. Aussi, on ne doit pas s’étonner des nombreuses épidémies qui nous accablent au milieu d’un air si pur cependant. Mais que fait-on donc de nos prestations ? Où s’en va la part de nos patentes et contributions revenant à la Commune ?
Quand on songe que pour baptiser un petit enfant qui vient de naître, il faut le transporter au bourg de Pleumeur-Bodou, à 6 kilomètres de l’île ! Qu’il pleuve, qu’il neige, qu’il glace ou qu’il vente, il faut que le voyage se fasse ! et les suites ? Qu’importe ! ! !
Voilà pourquoi, Monsieur le Député, nous vous demandons et cela dans le plus bref délai possible, que l’île-grande soit commune…
Nous pourrions avoir alors : notre église, notre mairie, notre municipalité et nos écoles laïques que nous sommes heureux de voir actuellement si prospères. »[/vc_column_text][/vc_column][/vc_row][vc_row][vc_column][vc_single_image image=”3924″ img_size=”medium” alignment=”center” onclick=”img_link_large” img_link_target=”_blank”][/vc_column][/vc_row][vc_row][vc_column][vc_separator color=”juicy_pink” style=”shadow” border_width=”3″][/vc_column][/vc_row]
[vc_row][vc_column][vc_column_text]
De l’eau à même le sol…
Cliquez sur les images pour les agrandir
[/vc_column_text][/vc_column][/vc_row][vc_row][vc_column][vc_single_image image=”3717″ img_size=”large” alignment=”center” style=”vc_box_shadow_border” onclick=”img_link_large” img_link_target=”_blank”][/vc_column][/vc_row][vc_row][vc_column][vc_single_image image=”4769″ img_size=”full” alignment=”center” style=”vc_box_shadow_3d” onclick=”img_link_large” img_link_target=”_blank”][/vc_column][/vc_row][vc_row][vc_column][vc_column_text]Revendications bien légitimes
A une époque où l’île-Grande ne disposait d’aucun lavoir, le pénible travail des lavandières est évoqué dans une supplique adressée dans le
Journal « LE LANNIONNAIS » du 16 mars 1902
par Louis ENO, île-Grandais , Conseiller Municipal de Pleumeur-Bodou
à Monsieur Le TROADEC, Député Républicain (Cliquez sur le lien)[/vc_column_text][/vc_column][/vc_row][vc_row][vc_column width=”1/2″][vc_single_image image=”3720″ img_size=”full” alignment=”center” style=”vc_box_shadow_3d” onclick=”img_link_large” img_link_target=”_blank”][/vc_column][vc_column width=”1/2″][vc_single_image image=”3721″ img_size=”full” alignment=”center” style=”vc_box_shadow_3d” onclick=”img_link_large” img_link_target=”_blank”][/vc_column][/vc_row][vc_row][vc_column][vc_column_text]Le sort de nos île-grandaises s’améliore un peu …
La demande n’est pas entendue et l’île n’obtient pas son “autonomie”. Elle reste un “écart” de la commune de Pleumeur-Bodou.
Toutefois, les lavandières obtiennent deux lavoirs :
Retrouvez-les en cliquant sur le lien “Il était une fois des lavoirs…”
[/vc_column_text][/vc_column][/vc_row]