Archives de catégorie : Patrimoine

Tout ce qui appartient à l’île-Grande et lui donne son caractère

Dolmen ou Allée couverte ?

Elle apparaît, superbe, dès l’entrée du champ.

Âgée d’environ 4 500 ans, elle a traversé les âges … presque sans encombre.

Presque ?    Si les mégalithes ont pu souffrir, au fil des siècles,  des intempéries ils ont le plus souvent été endommagés par les hommes :

pillés pour les éventuels trésors qu’ils renferment,

détruits symboliquement (le culte aux pierres est sacrilège : dès 452, le concile de Nantes ordonne leur démolition ; bien plus tard, les mégalithes sont christianisés),

détruits en raison de la gêne qu’ils occasionnent aux cultivateurs dans leurs travaux agricoles,

démontés pour récupérer les pierres pour la construction, la voirie (dalles de couverture, orthostates, pierres des cairns) …

– et même fouilles anarchiques.

Afin de le protéger,  l’état fait établir des inventaires et des cartes du patrimoine mégalithique et crée le statut de « monument historique ».

Le 23 janvier 1956 le classement  « monument historique» de l’allée couverte de l’île-grande atteste de sa valeur patrimoniale.

Pour ne pas la confondre avec un dolmen, au moins deux indices sont à repérer

1er indice

L. 4,50 m,  l 2,50 m, Ép. 50 cm

L 3,50 m,  l 2,50 m, Ép. 25 cm

Plus d’une table de couverture permet d’affirmer qu’il s’agit d’une allée couverte « courte »  (par opposition à l’allée couverte « arc-boutée »

2nd indice

C’est l’emplacement de son entrée qui permet au visiteur de vérifier si elle mérite bien le nom d’allée couverte !

Un rapide tour d’inspection permet de constater qu’il est impossible d’y pénétrer latéralement. Par contre, à son extrémité une belle entrée (ouverte vers le sud-est)  incite à la visite.

Le second indice est trouvé !

L’entrée se situe dans l’axe de l’allée couverte.

Les allées couvertes apparaissent comme une évolution des dolmens : elles sont en général plus récentes et appartiennent au Néolithique final (fin de l’âge de la pierre polie).

Le paléolithique moyen

Homo floresiensis (Indonésie) – 100 000 à – 12 000

homo sapiens neandertalensis

Homo heidelbergensis (- 800 000  à – 300 000 ans) AFRIQUE, EUROPE, ASIE OCCIDENTALE

Homo sapiens (– 300 000 ans –MAROC – jusqu’à à nos jours)

Les outils

Des outils de pierre sont surtout réalisés à partir d’éclats : c’est le cas des racloirs et des pointes. Durant cette période quelques bifaces mais aussi des outils fabriqués sur lames sont réalisés. Les outils en os sont encore rares

 

Les pigments – les motifs

Dans la grotte de Blombos en Afrique du sud, des restes de pigments (qui datent de 100 000 ans ) ont été découverts dans des coquillages. L’analyse a démontré que la peinture était faite  de roche broyée et de moelle osseuse pour la transformer en pâte liquide).

Des motifs géométriques ont été tracés sur de l’ocre dans cette même grotte.

Des peintures rupestres ont été réalisées il y a 65.000 ans dans des grottes espagnoles… soit 20 000 ans avant l’arrivée de l’homme “moderne”.

 

Les parures

Les coquillages ont servi de pendentifs, voire de colliers

Le paléolithique inférieur

Ces hommes préhistoriques sont des nomades chasseurs-cueilleurs.

Des outils découverts par les archéologues témoignent de leur activité et de la conquête des terres.

Les grands changements climatiques influencent leur évolution.

Homo habilis : – 2,4 à – 1,6 Ma (BP) (AFRIQUE DE L’EST ET DU SUD)

Homo rudolfensis – 2,4 à 1,7 Ma BP, AFRIQUE DE L’EST

Paranthropus boisei, (- 2,4 à 1,2 Ma BP) TANZANIE

Homo ergaster (de – 2 à – 1 Ma BP) KENYA

 

 

 

NB – L’homme de Néanderthal apparaît il y a 300 à 400 000 ans BP

Le paléolithique

Le  paléolithique (âge de la pierre ancienne) s’étend

des premières activités humaines (aux alentours de 3 Ma BP)

jusqu’aux environs de – 12 000 / – 10 000 ans.

En Europe, c’est une période aux conditions climatiques tantôt préglaciaires, tantôt tempérées.

Le Paléolithique est l’époque où les humains sont des chasseurs-cueilleurs.

Ils tirent parti des ressources disponibles dans la nature : ils pratiquent la chasse et la pêche, certainement aussi la cueillette (dont évidemment il ne subsiste aucun vestige archéologique). (économie de prédation)

 

Outils, objets du Paléolithique

  • des outils de pierre taillée,
  • des outils en os sont également utilisés au Paléolithique supérieur,
  • Les outils en bois ont été rarement retrouvés, mais devaient être utilisés.
  • Les parures (coquillages, dents d’animaux, fossiles d’ammonites)

La céramique n’est employée qu’au paléolithique supérieur que pour réaliser de rares statuettes .

Le paléolithique se subdivise en trois périodes

  1. paléolithique inférieur : de – 2.9 Ma à -300 000 ans (BP) –

Outils : galet taillé, biface, hachereau – on trouve les galets aménagés en Afrique du Sud et en Afrique orientale : en Éthiopie et au Kenya ; en France, les plus anciens galets aménagés (- 1.8 Ma BP)  sont ceux trouvés en Haute-Loire, à Chilhac.

Maîtrise du feu (- 800 000 ans BP en Europe)


2. paléolithique moyen : de – 300 000 à – 30 000 ans  (BP) –

Outils : éclats, racloir, pointe ; apparition des premiers objets esthétiques et spirituels  – sépulture


3. paléolithique supérieur : de – 30 000 à – 12 000 (BP) –

Outils : lames, grattoirs, burins, outils en os et en bois animal, harpons, propulseur  –

Développement de l’art préhistorique.

C’est l’époque de l’apparition de l’Homo sapiens.

De -7 à -3 Millions d’années

Période pré-paléolithique archaïque

Les hominidés

Les premiers hominidés ne datent de – 7 millions d’années (BP).

C’est une famille composée d’espèces (ancêtres ou  non de la lignée humaine) qui regroupent :

  • la plupart des grands primates tels que l’homme, le chimpanzé, le bonobo ou le gorille,
  • ainsi qu’un certains nombre d’espèces éteintes

Leur histoire évolutive mène à l’apparition des humains anatomiquement modernes.

Pré-paléolithique archaïque

LES HOMINIDÉS

Tumaï (7 Ma BP), TCHAD

Orrorin tugenesis (6 Ma), KENYA

Australopithecus anamensis (4 Ma BP), KENYA

Australopithecus afarensis  – Lucy – (- 3,5 Ma BP), ÉTHIOPIE

Kenyanthropus platyops (- 3,5 M (BP) KENYA

Australopithecus africanus (entre – 3.5 Ma et – 2.5 Ma BP), AFRIQUE DU SUD

Australopithecus garhi (- 3 à – 2,5 Ma BP), ÉTHIOPIE

Paranthropus aethiopicus (- 2,7 à -2,3 Ma BP) ÉTHIOPIE

Ma = Millions d’années

BP (Before Present) = Avant le présent (locution utilisée en archéologie, géologie, climatologie) ; cela permet de désigner les âges exprimés en nombre d’années comptées vers le passé à partir de l’année 1950, année choisie arbitrairement).

Avant JC = locution également utilisée pour désigner les années qui précèdent la naissance du Christ telle qu’elle a été fixée.

Homo sapiens

Homo sapiens (“Homme sage”) serait unique.

Selon les scientifiques, il  n’y a aucun rapport de descendance entre homo sapiens et homo néanderthalensis. Ce sont deux espèces bien distinctes.

Les racines d’Homo sapiens restent encore confuses et sont peut-être à rechercher en Afrique. Pourtant

Origines d’Homo sapiens

Homo sapiens apparaît sur terre il y a 300 000 ans. Le plus ancien a été découvert sur le site de Djebel Irhoud au Maroc .

Diverses espèces d’homo cohabitaient : Homo habilisHomo ergaster, Homo Néandertalensis et  Homo sapiens ; les australopithèques (dont Lucy).

Deux théories s’affrontent pour expliquer les origines d’Homo sapiens.

  • Pour celle nommée « Out of Africa », nous sommes tous issus d’un foyer unique datant de 200 000 à 300 000 ans  situé en Afrique, voire au Proche-Orient.
  • La théorie dite du « multi régionalisme » dit  qu’il n’y a eu qu’une seule vague d’émigration hors d’Afrique, celle des premiers homo. Nous serions donc le fruit d’une évolution régionale de leurs descendants, les Homo erectus.

Homo sapiens remplace peu à peu les hominidés.

 

Les hominidés

Il y a au moins 7 millions d’années, des primates se sont distingués par leur bipédie (marche debout) et le développement de leur cerveau : ce sont les hominidés.

Tumaï (7 Ma BP), découvert au TCHAD pourrait être une des premières espèces de la lignée humaine

Orrorin tugenesis (6 Ma), découvert au KENYA en 2000 laisse les savants perplexes car il possède un mélange de caractères humains et simiesques (singe) !

Les hominidés se répartissent en deux genres :

Genre AUSTRALOPITHECUS

Australopithecus anamensis (4 Ma BP), KENYA

Australopithecus afarensis (- 3,5 Ma BP), ÉTHIOPIE (Lucy)

Kenyanthropus platyops (- 3,5 M (BP)

Australopithecus africanus (entre – 3.5 Ma et – 2.5 Ma BP), AFRIQUE DU SUD

Australopithecus garhi (- 3 à – 2,5 Ma BP), ÉTHIOPIE

Paranthropus aethiopicus (- 2,7 à -2,3 Ma BP) ÉTHIOPIE

Genre HOMO

Ce genre réunit l’Homo sapiens et les espèces apparentées.

Il y a trois critères fondamentaux du genre homo :

  1. la bipédie permanente (position verticale, bassin large pour une meilleure stabilité debout,
  2. l’évolution crânienne (la capacité crânienne est supérieure aux australopithèques ainsi qu’aux autres primates)
  3. les pratiques culturelles : outils,  alimentation, habitat, vie sociale, rites, art

De toutes les espèces du genre Homo, il ne reste qu’Homo sapiens.

Les plus anciennes remontent à environ 2,4 millions d’années en Afrique (Homo habilis et homo rudolfensis)

Les dernières espèces apparentées, Homo floresiensis,  Homo neanderthalensis, ont disparu il y a entre 45 000 et 28 000 ans.

Les granit(e)s de l’île-Grande

L’île-Grande et ses îlots présentent des granites aux couleurs et à l’aspect différent.

GRANITE BLEU, BLANC ou GRIS

Le cœur du massif granitique de l’île-Grande se compose de granites à grain fin, de couleur claire (gris, blancs, bleutés) appelés “granites gris de l’île-Grande

blanc, bleu, 1 mica

A l’Ouest et au Nord de l’Île Grande : granite gris-blanc à grain relativement fin, particulièrement riche en muscovite qui voisine avec un autre mica, la biotite. Ce granite gris clair à deux micas est qualifié de leucogranite.

biotite et muscovite expli
De nombreux blocs de granite à deux micas, de toutes dimensions, jonchent l’estran. L’érosion marine les a modelés en énormes galets (beaux galets blancs non loin du mur de la carrière de Kastell-Erek).

galets blancs

A l’Ouest, à quelques centaines de mètres de la maison de la LPO, l’ancienne carrière de Kastell-Erek, derrière l’épais mur*, granite gris-bleuté à un seul mica, la biotite.

*Le contact entre les deux granites de l’Île Grande peut s’observer à marée basse sur la surface plane rocheuse (platier rocheux) en contre-bas du mur de la carrière de Castel Erek.

Carrière de Kastell Erek : granites bleu et gris,
Carrière Brinterc’h : granite bleu,
Carrière (Roïc) (proche de l’Allée Couverte) : granite bleu,
Kastell Enez Vran (Le corbeau) : granite bleu à mica noir ou gris
Toul ar Staon : granite très riche en mica blanc ainsi qu’à la Pointe de Kastell Erek
Cependant, en partie haute, ce granite a une teinte jaune due à l’altération, alors que les blocs extraits plus bas sont parfaitement blancs.
Îles de l’est : Ile Morvil granite bleu…

GRANITE DU GRIS AU ROSE

Les îles de l’ouest  : Agathon : Granite type Canton (ou Agathon) : grain assez fin, couleurs allant de gris à rose dit ” granite à grain moyen intermédiaire “.

Type canton

Pourquoi le granit île-grandais

Ils ont longtemps préféré

LE GRANIT DE L’ÎLE-GRANDE

ET SON ARCHIPEL !

En voyant le superbe massif granitique de Ploumanac’h, on se prend à rêver à la côte rocheuse d’Enez Veur avant l’extraction intensive.

MAIS POURQUOI DONC L’ÎLE-GRANDE ?

QU’EST-CE QUI A MOTIVÉ CARRIERS ET  BÂTISSEURS

À  PRÉFÉRER  SON GRANIT(e) ?

 

  1.  L’importance du gisement de granit : celui du littoral de l’île grande et de ses nombreux îlots inhabités (les contraintes sociologiques étaient quasi-inexistantes) ;

2. La facilité d’extraction : Sur l’estran, la roche est à l’air libre. L’effet des marées l’a débarrassée de son « perré » (arène granitique).  L’extraction peut ainsi rapidement commencer.  Sur l’île et les îlots, les roches sont à fleur de terre ;

3. Le grand nombre de mouillages* possibles car l’amplitude des marées est importante  ;* même si l’endroit est périlleux, les bateaux peuvent s’approcher de la côte pour charger les pierres

4.  La diversité des couleurs de ses roches : la palette de couleurs offre des teintes du blanc au gris, au bleuté, au bistre.

5. La qualité de la roche : homogénéité, résistance à l’écrasement, façonnable aisément : elle est utilisée en pierre de taille car la pierre est sans défaut ;

6.  L’existence de diaclases tantôt rapprochées (permettant d’obtenir de petits blocs), tantôt horizontales et suffisamment espacées (pour l’exploitation en gradins de blocs importants). Les fissures ne sont pas toujours visibles à l’œil nu mais les carriers, intuitivement, les devinent.

7. Le coût du transport de la pierre par voie maritime est, pendant des années, moins élevé que par la route.

Cela changera par la suite

et causera le déclin des carrières île-grandaises…

Depuis l’allée couverte de l’Île-Grande, quarante siècles d’exploitation du granite se sont écoulés.

À partir du XIIème siècle, les édifices religieux sont construits en granite. Les pierres  sont transportées par mer (Bricks, goélettes, gabares). Mais la navigation autour de l’île-Grande est périlleuse en raison des nombreux écueils.

En 1895 à la demande d’Alexandre Godel, un pont relie l’île à la terre.

Il faut attendre 1907 pour qu’un quai d’embarquement soit  construit à Saint Sauveur (par les carriers) et permette l’embarquement des blocs de granit, sur bateau.  Peu à peu les îles en sont pourvues.

Après la seconde guerre mondiale, un changement considérable s’opère dans la construction, la voirie et  les grands  travaux  routiers :

  • Le béton armé, le parpaing l’emportent sur la maçonnerie en pierre.
  • L’asphalte recouvre les pavés ; si  ceux-ci reviennent  peu à peu recouvrir les rues piétonnes, ils sont importés de l’étranger en raison de leur coût beaucoup moins élevé
  • Les bordures des trottoirs sont aujourd’hui en béton moulé !
  • Le granit, élément de décoration (éviers, tables de travail, cheminées, bancs,  est importé.

Le déclin des ventes de granit,  la concurrence, les normes de sécurité et d’environnement (contraintes d’urbanisme, de  protection de la nature…), les avancées sociales en matière de salaire,  de congés entravent grandement la capacité d’investissement des patrons carriers en matériel d’extraction de la pierre (la mécanisation a continué de progresser et les techniques se sont modernisées).

En  1989, l’activité d’exploitation du  granit cesse à l’Ile Grande (une seule exception sur l´île Agathon où elle continue encore peu  de temps).

C’est  en 1990 que ferme la carrière Roïc, dernière carrière de l’Ile Grande.

Les marées, les mortes et vives-eaux

Les marées sont créées par soleil, et surtout la lune qui attirent l’eau des océans de la Terre.  C’est un cycle lié au mouvement des planètes et à leur force d’attraction l’une sur l’autre.

Les marées de vives-eaux – Les marées de mortes-eaux

Schémas des marées par rapport aux phases de la lune

Glossaire –  Liens utiles

1. Les vives-eaux

Marée de vives-eauxDans le mouvement circulaire des planètes, il arrive un moment où les trois planètes sont parfaitement alignées. C’est à ce moment-là que l’attraction est la plus forte car les attractions de la lune et du soleil s’exercent dans le même sens sur la terre. C’est la période des fortes marées.

Les vives eaux correspondent, toutes les deux semaines, à l’alignement Lune, soleil, terre. Les marées de vives eaux sont celles des hautes mers très hautes et des basses mers très basses.

Elles atteignent leur niveau maximal au printemps et en automne lors des    ➡   marées d’équinoxe.

Seules les masses d’eau gigantesques subissent l’attraction de ces astres. (Un grand lac ou une petite mer n’ont pas de marée ; ex. :la Méditerranée n’a pas de marée).

2. Les mortes-eaux

Elles alternent avec les vives eaux tous les 15 jours quand les trois planètes forment un angle droit, leurs attractions se contrarient. La mer ne monte pas très haut et ne descend pas très bas.

La hauteur de la marée est à peu près inférieure à la moitié de celle des vives eaux.

Il y a une à deux marées par jour selon les périodes et les positions des astres Lune et Soleil.

3. Les marées de vives et mortes eaux et les phases de lune

Les phases de la lune

phases lunaires

Marée de vives-eaux en nouvelle lune

Vves eaux NL

Marée de mortes-eaux en 1er quartier

Mor. eaux 1Q

Marée de vives-eaux en pleine lune

Vves eaux PL

Marée de mortes-eaux en 2ème quartier

Mor. eaux 2Q

Les marées d’équinoxe

Les marées atteignent leur niveau maximum au printemps et en automne: il s’agit alors des marées d’équinoxe.

Le passage du soleil dans le plan de l’équateur terrestre renforce son influence sur les mouvements des mers. La lune se retrouve dans le même axe que celui du soleil.

L’attraction exercée par les deux astres sur les mouvements des mers s’additionne.

Les marnages (différence entre pleine mer et basse mer successives) sont largement plus élevés que le reste de l’année.

La nuit et le jour ont la même durée à cette période de l’année.

équinoxe

cliquez sur le lien ci-dessous pour en savoir plus :

   ➡              équinoxes et solstices de 2016 à 2019

 

4. Quelques termes à connaître

Amplitude

Différence entre la hauteur d’une pleine mer (ou d’une basse mer) et le niveau moyen. Ce terme est souvent utilisé à tort pour désigner le marnage.

Basse mer

Niveau le plus bas atteint par la mer au cours d’un cycle de marée

Coefficient de la marée

Ampleur de la marée par rapport à sa valeur moyenne exprimé en centièmes (valeur comprise entre 20 et 120 en France). Il indique l’importance de la marée.

Le coefficient et l’heure des marées ne sont pas les mêmes selon l’endroit où l’on se trouve.
Plus le coefficient est élevé plus la mer est haute. Son courant qui entre dans les embouchures des fleuves les empêche de s’y déverser comme à l’accoutumée.

Coefficient de 20 : la plus faible marée possible
Coefficient de 45 : morte-eau moyenne
Coefficient de 70 : séparation entre vive-eau et morte-eau
Coefficient de  95 : une vive-eau moyenne
Coefficient de 100 : une vive-eau équinoxiale moyenne
Coefficient de 120 :  la plus forte marée possible
Source : Blogspot « trucs bizarres »

Courant

Déplacement horizontal d’eau de mer dans une direction et avec une certaine vitesse

Estran

Bande côtière comprise entre les niveaux atteints par les plus hautes mers et les plus basses mers, émergée puis submergée

Étale

Temps pendant lequel le niveau de la mer reste sensiblement stationnaire.

Hauteur d’eau

Connaître la hauteur d’eau a un grand intérêt lorsque l’on navigue, elle peut être utile pour savoir, par exemple, à partir de quelle heure il est possible d’entrer dans un port sans que la quille touche le fond !

Laisse

Trace au sol laissée par la pleine mer ou la basse mer

Marée

Mouvement  du niveau de la mer, dû aux effets de l’attraction exercée par la Lune et le Soleil

Marnage

Différence de hauteur entre une basse mer et une pleine mer successives

Morte-eau

Période pendant laquelle le marnage passe par un minimum

Pleine mer

Niveau le plus élevé atteint par la mer au cours d’un cycle de marée

Quadrature

Position de la Lune et du Soleil quand leurs directions par rapport à la Terre forment un angle droit

Vive-eau

Période pendant laquelle le marnage passe par un maximum.

Zéro hydrographique

Niveau le plus bas que peut théoriquement atteindre la mer, c’est-à-dire niveau de la basse mer d’une marée d’un coefficient de 120.

Hauteur de marée

Indiquée par rapport au zéro hydrogra-phique

5. Les liens indispensables aux île-Grandais

Horaires, hauteurs et coefficients de marées (île-Grande, Trébeurden)
Windguru (Prévisions météo site de l’île-Grande : vent, vagues, température, précipitations)

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