L’île d’Aval conte l’histoire

De très anciennes traces humaines y sont découvertes :

  •  côté est, des outils grossiers en quartz (datant d’environ 600 000 à 300 000 ans avant J.-C.)
  • traces de présence de l’Homme de Néandertal au Paléolithique moyen (entre 300 000  et 45 000 ans avant J.-C.)
  • au sud de l’île, outils et éclats de silex taillés (racloirs et denticulés) ; les derniers chasseurs-cueilleurs du Mésolithique (entre 10 000 et 5 000 ans av. J.-C.) y ont laissé des petits outils en silex.
  • vers le VIe siècle, des moines s’y installent et édifient, au centre de l’île,  une chapelle dédiée à Saint Marc. croix LoroCette chapelle avait probablement été construite à l’emplacement d’un lieu de culte antique dédié au Dieu Marc’h, aux oreilles de cheval. Selon la tradition celtique, le Dieu Marc’h conduisait les morts vers l’Ile d’Avalon. Au milieu de l’ancien cimetière monastique (délimité par des murets de pierres sèches) se dressent un menhir et une croix mérovingienne.
  • du 19e siècle à 1950 l’île a été habitée par une famille de cultivateurs puis par des carriers (puits, fontaine, crèches, et maison) . Il existe sur l’estran des traces d’extraction de granit et de sable. On y trouve encore une ancienne allée charretière, utilisée par les goémoniers et les carriers, et des pierres de lest abandonnées par les navires de charge.

Aval autrefois

Les légendes et anecdotes ne manquent pas à son sujet !

Dans la Légende arthurienne, l’île d’Aval  (“’île des pommes” : Aval signifie “pomme” en celte), est le lieu où séjournent des fées. Arthur y est emporté par sa sœur Morgane lorsqu’il est blessé au combat, durant la bataille de Salisbury.

On raconte que c’est bien là que repose le Roi Arthur, sous le mégalithe ! Car Arthur aurait été seigneur de Kerduel et les chevaliers de la Table ronde auraient, un temps, séjourné au château.

Une pierre découverte à Guéradur serait celle de l’ancien autel de la chapelle disparue. Certains la jugent mystérieuse… La légende dit que cette pierre était auparavant située sur l’île d’Aval et que d’un bond, le cheval  d’Arthur serait arrivé à Gweradur et y aurait déposé la pierre.

Le hameau de Crec’h Lagadurien, à 2,5 km de Gweradur, serait une colline servant d’observatoire au Roi Urien de Gorre, époux de la fée Morgane. Le nom du hameau signifie “la colline de l’observatoire d’Urien” : crec’h signifie tertre en breton, et lagad signifie œil, regard, clarté.

De la légende à la surprenante réalité…

On dit aussi qu’un cultivateur aurait trouvé une quarantaine de squelettes au pied du menhir. En 1878, Félix Le Dantec a signalé la présence de ces squelettes au crâne allongé (dolichocéphales) à la Société d’Anthropologie de Paris. Les ossements ont été transportés au cimetière de l’Ile-Grande (la chapelle existait encore à l’époque).

A propos de ces squelettes, ce lien vous mènera à deux extraits d’écrits les concernant :

à propos des squelettes de l’île d’Aval

  • l’un très officiel émane de la Société d’Anthropologie de Paris
  • l’autre, écrit par Pierre de la Haye, rapporte ce qui a été affirmé verbalement lors de leur découverte.

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