Archives de catégorie : Histoire

Sédentarisation des hommes du néolithique

C’est au néolithique (début vers – 8000 ou – 4000 selon les régions) que l’Homme commence à domestiquer plantes et animaux : Devenu cultivateur et éleveur, l’Homme se sédentarise.

À proximité du village, il construit des monuments pour recueillir ses morts qui, désormais, cohabitent avec les vivants : apparition d’une mythologie, voire d’une proto-religion, liée à un culte des ancêtres ?

source : Musée de la Préhistoire des gorges du Verdon

Pour ses constructions, il ne disposait que de bois et de pierre. La grosse (méga) lithe (pierre) fut utilisée partout où il fallait édifier une construction marquante, ostensible, durable et résistant au temps.

La fonction des pierres dressées et celle des alignements est inconnue ; les cercles de pierres étaient peut-être des aires de rassemblement mais on ignore ce qu’il s’y passait

Peu après – 5000 des ensembles mégalithiques apparaissent en Europe.

Un petit nombre de sites, remarquables par la préservation exceptionnelle d‘ossements […] attestent de pratiques funéraires complexes […] Elles reposent sur des catégories mentales différentes des nôtres (1).

Source  – D. Lavalette

 (1)  Masset Les dolmens. Sociétés néolithiques. Pratiques funéraires, errance 1993

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Sommaire du thème “allée couverte”

Description de l’allée couverte

Pour sa construction, nos ancêtres du néolithique final ont utilisé le granit local.

1. L’allée couverte et son contour

(pour mieux en visualiser les différentes parties et leurs dimensions, cliquez sur chaque photo)

La hauteur de ses orthostates (piliers) varie d’1 m à 1.40 m

Particularité de l’allée couverte de l’île-Grande : Elle est entourée  par des pierres (péristalithes) .

Les dalles de couverture ne reposent pas complètement sur les piliers (orthostates)

2. A-t-elle été recouverte ? Probablement !

Ces pierres servaient-elles à retenir de la terre (tertre) ou un ensemble composé de pierres et de terre (tumulus) ?

3. Une partie de l’allée couverte aurait-elle disparu ?

Selon Jean L’Helgouach,

“l’allée couverte est généralement divisée en deux parties d’inégale longueur par une dalle transversale séparant la chambre (cella) de l’anti-chambre (antecella).

L’antichambre ne peut être plus haute que la chambre. L’entrée est toujours située dans l’axe du monument. Comme tout dolmen, les parois latérales sont délimitées par des orthostates. Selon la longueur totale de l’édifice, l’allée est recouverte de une à plusieurs tables horizontales.”

Voci la description qu’en donnait Jean L’Helgouarch en

Elle comportait un vestibule, décrit par Jean L’Helgouach qui n’est désormais plus visible. Il prolongeait la paroi nord.

Il comportait deux dalles et un pilier qui rétrécissait le passage à 1 m de large. Un seuil transversal en barrait l’entrée. Source Wikipedia

En savoir plus…

Pour lire cette étude minutieuse  “L’allée couverte de l’île-Grande” Étienne Patte – Bulletin de la Société Préhistorique française (année 1918), cliquez sur le logo

Pour lire l’étude suivante “Inventaire des découvertes archéologiques” – page 219 et suivantes (Pleumeur-Bodou). Société d’émulation des Côtes du Nord -Tome L – 1912, cliquez sur le logo          

Bibliographie :

EUDES, O. Dolmens et Mégalithes de Bretagne. Paris : Watelet, 1981.

MARCHAT A, LE BROZEC Michelle. Les mégalithes de l’arrondissement de Lannion. Patrimoine archéologique de Bretagne. Rennes : LCB, Laboratoire d’Anthropologie Université Rennes I, 1991, p. 42-43.

L’HELGOUAC’H, J. Les sépultures mégalithiques en Armorique (dolmens à couloir et allées-couvertes. Thèse, Faculté des Sciences, Rennes, 1965, p. )

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Où sont passés nos mégalithes ?

Notes de Pierre STRNISTE

Les mégalithes ont subi, à diverses époques, des offensives de destruction et, de tous ceux qui furent construits aux temps préhistoriques, il n’en subsiste qu’un très petit nombre.

Par exemple, on ne retrouve plus aujourd’hui certains monuments signalés au siècle dernier sous le nom de «dolmens »:

  • Deux à Bringuiller en Pleumeur-Bodou – L. HARMOIS – Inventaire des découvertes archéologiques des C-d-N. (1912)
  • Un à Kerguntuil en Trégastel dans le même champ que les deux mégalithes encore visibles. – De la CHÉNELIÈRE – Inventaire des Monuments mégalithiques des C-d-N – Société d’émulation des Côtes du Nord (1880)
  • Un à Christ en Trébeurden – BERTHELOT DU CHESNAY – L’année préhistorique dans les C-d-N. (1904)

Quant au «dolmen» de Keryvon, il semble bien être, en réalité, ce qui reste d’une allée couverte partiellement démolie. – LE BOUFFANT «  Un dolmen peu connu à Pleumeur-Bodou (1972)

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Allée couverte ou dolmen ?

Elle apparaît, superbe, dès l’entrée du champ.

Pour ne pas la confondre avec un dolmen, deux principaux indices sont à repérer.

1er indice

Deux belles tables de couverture reposent sur des pierres droites (orthostates).

Cette première constatation permet d’affirmer qu’il s’agit d’une allée couverte « courte » (par opposition à l’allée couverte « arc-boutée »)

2ème indice

C’est l’emplacement de son entrée qui permet au visiteur de vérifier si elle mérite bien le nom d’allée couverte !

Un rapide tour d’inspection permet de constater qu’il est impossible d’y pénétrer latéralement.

A son extrémité

une belle entrée

incite à la visite.

 

L’entrée se situe dans son axe.

Description d’une allée couverte, donnée par J. L’helgouach

“l’allée couverte est généralement divisée en deux parties d’inégale longueur par une dalle transversale séparant la chambre (cella) de l’anti-chambre (antecella).

L’antichambre ne peut être plus haute que la chambre.

L’entrée est toujours située dans l’axe du monument.

Comme tout dolmen, les parois latérales sont délimitées par des orthostates.

Selon la longueur totale de l’édifice, l’allée est recouverte de une à plusieurs tables horizontales (tables de couverture).

Les allées couvertes apparaissent comme une évolution des dolmens : elles sont en général plus récentes et appartiennent au Néolithique final (fin de l’âge de la pierre polie).

En 1880, Gaston de la Chénelière dénombre, dans la commune de Trébeurden «trois dolmens » dont deux sont en fait des allées couvertes.

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La maison des naines

On l’appelle Ty-ar-C’horrandoned ou plus communément Ty Lia

(Dans le Trégor, les dolmens sont fréquemment appelés “Ty-Lia”).

Elle est, dit-on, habitée par les korrigans, petits lutins espiègles. On peut également y rencontrer bien souvent de très malicieuses petites créatures féminines

(Cliquez sur la photo ci-dessus, prise par une belle journée de printemps…)

4 500 ans d’histoire

Voilà 4 500 ans qu’elle règne, imperturbable, pas très loin  du plus haut point de l’île.

Elle a traversé les âges … presque sans encombre.

Presque sans encombre ?

Si, au fil des siècles, les mégalithes ont pu souffrir des intempéries, ils ont le plus souvent été endommagés par les hommes :

pillés pour les éventuels trésors qu’ils renferment,

détruits symboliquement (le culte aux pierres est sacrilège : dès 452, le concile de Nantes ordonne leur démolition ; bien plus tard, les mégalithes sont christianisés),

détruits en raison de la gêne qu’ils occasionnent aux cultivateurs dans leurs travaux agricoles,

récupération des pierres (dalles de couverture, orthostates, pierres des cairns) pour la construction, les murets, la voirie  …

– et même fouilles. Quatre campagnes de fouilles furent effectuées en 1866, 1868, 1909 et 1910.

Fouilles de l’allée couverte de l’île-Grande

Des fouilles pratiquées en 1866 ont mis à jour

  • quatre haches de pierre polie, de dimensions et de grains différents ;
  • des éclats de silex
  • des fragments de poterie noire,
  • des tessons décorés
  • un objet en fer ressemblant à une lame auquel adhéraient quelques taches de cuivre
  • un disque de bronze

« En 1868, la fouille fut reprise par Monsieur Cavan puis d’autres personnes ensuite.

Fouillé ensuite en 1910, sans méthode et sans expérience, par Monsieur A. Devoir, ce monument était menacé d’une destruction complète. Monsieur Léon Durocher protesta énergiquement contre l’auteur de la fouille dans le journal « Le Breton de Paris » le 30 octobre 1910, fit constater par M. E. Genest architecte, l’état du monument.

*Cette dernière fouille fait l’objet d’un article dans le « Bulletin de la Société d’émulation des Côtes-du-Nord – Tome L – 1912 (page 219)

 

En savoir plus…(beaucoup plus !)

 

Le Bulletin de la société préhistorique française offre une description minutieuse de l’’allée couverte de l’île-Grande” par Étienne Patte (année 1918) pages 540 à 546

cliquez sur le logo

 

*Cette dernière fouille fait l’objet d’un article dans le « Bulletin de la Société d’émulation des Côtes-du-Nord – Tome L – 1912 (page 219). L. HARMOIS – Inventaire des découvertes archéologiques du département des Côtes du Nord

cliquez sur le logo

 

Afin de le protéger,  l’état fait établir des inventaires et des cartes du patrimoine mégalithique et crée le statut de « monument historique ».

 

Le 23 janvier 1956 le classement  « monument historique » de l’allée couverte de l’île grande atteste de sa valeur patrimoniale.

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Orientation des sépultures mégalithiques

Vous vous interrogez sur l’orientation de l’allée couverte de l’île-Grande…

Les avis sont partagés

Voici celui de Monsieur Lavalette

 « Le soleil ne se couche jamais dans l’axe du dolmen au solstice d’été !” : Il faut venir vers le 20 août pour observer un tel coucher. Mais cette date ne correspond à aucun évènement astronomique connu. Il doit exister une autre raison…

[…], d’autant que dans tout le monde mégalithique d’Europe […], les alignements selon les solstices ne représentent que 17% des cas.

Pour répondre à cette interrogation sur l’alignement des mégalithes de l’époque néolithique, Monsieur Lavalette a étudié (de manière statistique) 151 sépultures mégalithiques de la façade atlantique de l’Europe (Danemark, Allemagne, Pays-Bas, France, Royaume-Uni, Irlande, Espagne, Portugal).

Les vestiges des sépultures collectives mégalithiques s’accumulent sur les 2 500 km de la façade atlantique de l’Europe.

Ils témoignent de pratiques funéraires qui se sont maintenues pendant environ trois millénaires […] de –5000 à -2000

Sur une aussi longue période, les styles, les modes, les rituels ont connu des évolutions locales et se sont modifiés au fil des générations et des déplacements des populations.

Les bâtisseurs des sépultures mégalithiques les ont-ils construites en les orientant au gré des circonstances ou bien, au contraire les ont-ils édifiées en respectant un canon (ensemble de règles) de directions et d’orientations particulières ?

Le seul moyen de démontrer ou de réfuter l’existence d’une « astronomie funéraire mégalithique » consiste à considérer l’espace mégalithique dans sa globalité.

Le Bulletin de la Société préhistorique française  a publié cette étude de D. Lavalette en 2009 – « Directions astronomiques canoniques des sépultures mégalithiques de Bretagne et de l’Europe atlantique ».

Pour consulter la totalité de cette étude en ligne, cliquez sur ce lien

Comment a-t-il pu observer l’alignement des allées couvertes ?

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Astronomie solaire au néolithique

Les observations astronomiques

pouvaient-elles être réalisées en tout lieu ?

Extrait de l’étude de D. Lavalette

Les levers et couchers solsticiaux ne pouvaient être déterminés que par l’observation visuelle directe du soleil sur un ciel bien dégagé.

Et,

La détermination des 4 points cardinaux (détermination simultanée du méridien et de l’équinoxiale) pouvait s’effectuer lorsque le soleil était haut dans le ciel.

Cette remarque élimine une difficulté entrevue au cours de l’étude sur le terrain, réalisée en Bretagne […] où des sépultures se trouvent dans des creux de vallées d’où l’horizon est invisible.

Les autres directions canoniques ne […] ne réclamaient pour tout matériel qu’un gnomon et un cordeau à la portée des bâtisseurs des sépultures mégalithiques.

Les faits parlent d’eux-mêmes, ils orientaient leurs sépultures aussi soigneusement qu’ils le pouvaient.

Il n’y a finalement rien de bien extraordinaire dans le fait que l’astronomie néolithique ait été essentiellement solaire. On peut en énumérer bien des raisons :

  • La symbolique intuitive et universelle de lalternance jour/nuit mise en rapport avec celle de la vie et de la mort ;
  • La grande régularité du mouvement, sa périodicité d’un an assez rapide pour permettre la répétition de nombreuses observations et leur transmission d’une génération à l’autre ;
  • La relative facilité des observations de l’ombre solaire.

Explorées avec méthode, celles-ci pouvaient suffire […] à établir un système de directions canoniques indépendant de la latitude.

Toute tentative de reconstituer des pratiques (dont aucun témoignage ne nous est parvenu que le constat statistique brut des directions de fondation de sépultures datant de plusieurs millénaires) est assurément une gageure.

Les hypothèses avancées dans ce travail ont découlé des contraintes révélées par les mesures de terrain.

En premier lieu joue la certitude que seul le recours à l’observation de l’ombre solaire est à même d’expliquer que les Néolithiques aient été capables de tracer le méridien et l’équinoxiale.

On s’est ensuite demandé si les bâtisseurs pouvaient également maîtriser d’autres pratiques simples de gnomonique. Cette conjecture conduit à une explication possible qui rendrait compte du système de directions canoniques des sépultures et surtout de son invariance avec la latitude. Ces directions se retrouvent dans les constructions gnomoniques et géométriques si simples qu’on peut en créditer les néolithiques.

L’observation des phénomènes naturels était sans doute une occupation. La seule observation de l’astre solaire a pu revêtir des significations symboliques qui nous échappent.

Lors de la fondation d’une nouvelle sépulture il fallait un critère de choix pour décider suivant quelle direction elle devait être construite.

La question reste ici évidemment sans réponse car si nous entrevoyons peut-être maintenant le « comment » des choses, leur « pourquoi » n’a pas laissé sa trace dans les pierres.

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Alignement des sépultures en Trégor

Extrait de l’étude de D. Lavalette

1. Quel repère prendre pour calculer l’alignement de sépultures (dont des éléments ont pu être  déplacés) ?

Beaucoup de sépultures sont tellement ruinées qu’elles ne présentent plus que l’alignement de leurs orthostates.

L’axe général de la chambre sépulcrale (ou de son couloir d’accès) définit une direction sur la rose du compas.

2. Sur quelles sépultures collectives a porté son étude ?

Monsieur Lavalette a porté l‘étude des sépultures sur deux ensembles :

  • un corpus d’Europe atlantique de 108 sépultures,
  • un corpus armoricain (du nord des Côtes d’Armor au sud Finistère) de 43 sépultures.

Les sépultures qui suivent les directions solsticiales à ± 52° du Nord ne représentent que 17 % des cas.

Les sépultures qui suivent les  directions « trégorroises* à + ou – 72° du Nord sont majoritaires avec 34 % des cas ! (* Nommées ainsi mais on en trouve dans toute l’Europe)

3. Alignement des allées couvertes du Trégor

On lit souvent dans les livres

« … les sépultures sont orientées secteur SW ou SE

c’est-à-dire vers le lever ou le coucher du soleil aux solstices »

Voici ce que montre l’observation des sépultures mégalithiques collectives dans le Trégor :

On note une différence de 20° entre ± 72° et ± 52° !

Cela correspond à une erreur de 40 soleils… et elle aurait été répétée 7 fois ???

Quelles méthodes pouvaient utiliser nos ancêtres du néolithique pour aligner les sépultures collectives ?

Le Bulletin de la Société préhistorique française  a publié cette étude de D. Lavalette en 2009 – « Directions astronomiques canoniques des sépultures mégalithiques de Bretagne et de l’Europe atlantique ».

Pour consulter la totalité de cette étude en ligne, cliquez sur ce lien

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Enez veur, paroisse ? Commune ?

1790 – La paroisse de Pleumeur-Bodou devient commune ! (Site InfoBretagne)

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Les île-grandais ne cessent de demander

que l’île devienne paroisse…

1792  –  La chapelle Saint Sauveur reçoit le privilège de la Sainte Réserve* et on peut alors y recevoir la communion. * La sainte réserve est le Saint-Sacrement conservé dans le tabernacle.

1830 –  Le 22 novembre, le recteur de Pleumeur-Bodou (M. Le Feyer) bénit de la cloche de la Chapelle Saint-Sauveur. L’usage veut qu’une cérémonie religieuse soit consacrée à la cloche, en présence d’un représentant religieux, d’un parrain et d’une marraine. On dit  « baptême », « bénédiction » ou « consécration » (si le rite des diverses onctions aux huiles saintes est accompli). Un nom est alors attribué à la cloche.

Première moitié du XIXe siècle, la population de l’île-Grande (qui fait partie de la commune de Pleumeur-Bodou et en dépend administrativement) voit sa population ne cesser de réclamer que l’île grande devienne une paroisse à part entière.

1842 –  La municipalité accepte la demande mais doit demander à l’autorité religieuse de décider… (Le concordat napoléonien de 1801 régissait, à l’époque, les rapports entre le gouvernement français et l’église catholique et ce jusqu’à la séparation de l’église et de l’état fin 1905).

Aucune décision ne fut prise jusqu’au début du XXe siècle…

1858 – Réfection de certaines parties de la Chapelle St Sauveur : découverte, sous la vieille boiserie peinte  de l’autel, d’un autre autel en pierre blasonné.

1878Dépôt, “dans une châsse” des ossements des défunts retrouvés à Aval. La châsse est enterrée dans le cimetière. (Nous ignorons, pour l’instant, ce que sont devenus cette châsse et les ossements.)

Au début du XXe siècle, la Chapelle Saint Sauveur  est très endommagée par un incendie dû à la foudre.

1909 – Construction, au bourg de l’île-Grande, de la chapelle, Saint-Marc (en remplacement de la Chapelle St Sauveur)..

1923 –  L’île devient paroisse … et la chapelle Saint-Marc du bourg devient église paroissiale.

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Les île-grandais

souhaitent obtenir leur autonomie

Bien que ses habitants aient souhaité une scission avec Pleumeur, l’île-Grande n’a jamais réussi à obtenir le statut de commune. (Voir, ci-dessous un article de journal de 1902)

1902

Louis ENO, île-Grandais, Conseiller Municipal à Pleumeur-Bodou, réclame que l’île-Grande soit érigée en commune tant elle est abandonnée par la municipalité de Pleumeur.

Journal « LE LANNIONNAIS »  du 16 mars 1902

« Cher député, nous sommes à l’île-grande 800 habitants déshérités de tout ; rien ne se fait pour améliorer la triste situation du pays : pas une rue, pas une route convenable pour nous desservir, pas une fontaine publique, pas un lavoir ; et il faut que les malheureuses lavandières décrassent leur linge dan une eau trouble, pourrie, infecte, pour ensuite le rincer chez elles. Aussi, on ne doit pas s’étonner des nombreuses épidémies qui nous accablent au milieu d’un air si pur cependant. Mais que fait-on donc de nos prestations ? Où s’en va la part de nos patentes et contributions revenant à la Commune ?

Quand on songe que pour baptiser un petit enfant qui vient de naître, il faut le transporter au bourg de Pleumeur-Bodou, à 6 kilomètres de l’île ! Qu’il pleuve, qu’il neige, qu’il glace ou qu’il vente, il faut que le voyage se fasse ! et les suites ? Qu’importe ! ! !

Voilà pourquoi, Monsieur le Député, nous vous demandons et cela dans le plus bref délai possible, que l’île-grande soit commune…

Nous pourrions avoir alors : notre église, notre mairie, notre municipalité et nos écoles laïques que nous sommes heureux de voir actuellement si prospères. »

Le paléolithique moyen

Homo floresiensis (Indonésie) – 100 000 à – 12 000

homo sapiens neandertalensis

Homo heidelbergensis (- 800 000  à – 300 000 ans) AFRIQUE, EUROPE, ASIE OCCIDENTALE

Homo sapiens (– 300 000 ans –MAROC – jusqu’à à nos jours)

Les outils

Des outils de pierre sont surtout réalisés à partir d’éclats : c’est le cas des racloirs et des pointes. Durant cette période quelques bifaces mais aussi des outils fabriqués sur lames sont réalisés. Les outils en os sont encore rares

 

Les pigments – les motifs

Dans la grotte de Blombos en Afrique du sud, des restes de pigments (qui datent de 100 000 ans ) ont été découverts dans des coquillages. L’analyse a démontré que la peinture était faite  de roche broyée et de moelle osseuse pour la transformer en pâte liquide).

Des motifs géométriques ont été tracés sur de l’ocre dans cette même grotte.

Des peintures rupestres ont été réalisées il y a 65.000 ans dans des grottes espagnoles… soit 20 000 ans avant l’arrivée de l’homme “moderne”.

 

Les parures

Les coquillages ont servi de pendentifs, voire de colliers

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