Écoutez une Gwerz de l’île-Grande

L’article “Naufrage en 1844” (cliquez sur le titre de l’article pour y accéder) contait le tragique destin d’île-grandais partis chercher du goémon aux Sept-îles.

A l’époque, une Gwerz a été composée pour que cet accident ne sombre pas dans l’oubli…

Vous pouvez écouter cette Gwerz

en cliquant sur la flèche blanche ci-dessous

(elle ne démarrera qu’après plusieurs secondes…)

 

Le texte bilingue de la Gwerz est reproduit du livre “Pleumeur-Bodou, chronique d’une commune trégorroise” par Y. Lageat et Y. Garlan, Édité par la Municipalité en 1994″

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Comment cette Gwerz est arrivée jusqu’à nous ?

Monsieur Lavalette était voisin de Madame Leroux, l’interprète de la  Gwerz.

“A un âge avancé, Mme Leroux psalmodiait cette Gwerz de mémoire et d’une voix assurée. Son interprétation aux accents passionnés constitue un document d’authentique culture bretonnante saisi sur le vif que j’eus la chance de pouvoir enregistrer.”             D. Lavalette

Cette Gwerz raconte le naufrage survenu sur la grève de Goulmedec (au large de Bringuiller) le 14 février 1844 qui endeuilla 15 familles.

De retour des 7 Îles où elles avaient recueilli du goémon, deux gabares rentraient sur Penvern. Le choix d’un mauvais raccourci à la nuit tombante fit s’écraser l’une des gabares sur les rochers. Il y eut 15 noyés. Familles endeuillées, orphelins, drame local. 

 Avons-nous connu Madame Leroux ?

Pour le savoir, cliquez sur le lien ci-dessous

Hélène, interprète de la Gwerz

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Hélène, interprète de la Gwerz

Les promeneurs du sentier des douaniers ont tous connu cette charmante dame  qui aimait bavarder, raconter, rire avec ceux qui passaient devant son jardin. Nous sommes nombreux à nous en souvenir !

Le journal “Le Trégor” lui a consacré un article paru le 26 février 2009.

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Ce que nous ignorions, c’est qu’elle a laissé à son voisin un véritable trésor  une “Gwerz” qu’elle interprète avec son cœur, son émotion, son bel accent breton.

Écoutez l’histoire chantée de cette tragédie maritime survenue en 1844 entre Goulmedec et Morvil en cliquant ci-dessous

La Gwerz

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Souvenirs de tempêtes

Ici, sur l’île, à chaque annonce de coup de vent, de tempête,

les uns s’empressent de vérifier les amarres de leur bateau,

les autres attendent impatiemment d’affronter les éléments en arpentant le sentier des douaniers pour admirer le fantastique spectacle de la mer déchaînée.

Si vous avez cliqué sur le diaporama, il vous faudra appuyer sur “Echap” pour en sortir.

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Farces de météo à Enez Veur

Quelle que soit la date, quel que soit le moment de la journée, le promeneur découvre sur l’île un paysage nouveau…

Toutefois, la météo nous réserve parfois des surprises…

Cliquez sur les liens ci-dessous

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La tempête Ophelia

Les caprices d’Ophelia

Ce lundi 16 octobre 2017, la radio nous annonce que l’ouragan ‘”Ophelia” a dévié sa trajectoire. Il a heureusement perdu ses caractéristiques tropicales mais

une étrange atmosphère envahit l’île-Grande…

En début de matinée, il règne une douceur surprenante pour la saison.

Aux alentours de 8 h 15 le ciel devient peu à peu opaque.

Le vent se lève…    (cliquez sur la miniature de gauche)

Une odeur de brûlé s’installe…

“À l’avant d’Ophelia, un flux de sud souffle depuis quelques heures et ramène les fumées des incendies au Portugal et le sable du Sahara“, expliqué H. Le Cam, responsable régional de Météo France.

Dans son sillage, la tempête amène des rafales de vent de l’ordre de 80 km/h et surtout une grosse houle de 6 mètres de creux… à la pointe bretonne.

Sur l’île, des nuages ocres de sable et de fumée investissent le ciel.

Le soleil tente désespérément de réapparaître… Il forme un disque rouge plus ou moins perceptible.

1987…

La Bretagne a été touchée par un ouragan dans la nuit du 15 au 16 octobre 1987, avec des rafales dépassant les 200 km/h et des vagues de 14 mètres.

Voir l’article du Télégramme “La Bretagne dévastée”

Une autre farce de la météo

L’île-Grande sous un manteau de neige…

c’est la surprise de début 2018

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Toponymie et histoire de l’Ile Grande…

Monsieur Lavalette, auteur de ce mémoire, nous offre son étude approfondie du patrimoine île-grandais.

Il nous accompagne à travers ruelles et sentiers et commente ce qui constitue la richesse patrimoniale d’Enez Veur.

Un grand merci à l’auteur de partager ses connaissances et de mettre à notre disposition cette passionnante lecture.

Pour lire ce document en pleine page, il faut cliquer sur la partie du dossier comme indiqué sur le dessin ci-dessous :

Télécharger (PDF, 6.81MB)

 

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Monsieur Lavalette, passionné par l’île-Grande

Au cours de plus de cinquante étés passés à l’Ile Grande, je me suis passionné pour son histoire, ses légendes, sa toponymie.

Il y a quelques années j’ai rédigé un petit mémoire (32 pages) tel que j’aurais souhaité en disposer pour m’initier à tous ces aspects.  Son titre est “Toponymie et histoire de l’Ile Grande et de ses environs“.

Il me semble que, malgré ses imperfections inévitables, sa lecture pourrait être  une introduction utile  pour les nouveaux arrivants.

Je suis venu pour la première fois à l’Ile Grande à l’âge de 8 ans et j’en ai actuellement 73…

J’y passais mes vacances d’été sans discontinuer (en location chez des particuliers devenus des amis).

J’ai donc vu se dérouler l’évolution de l’Ile, de la mer, de la  population depuis 1952.  C’est incroyable comme certaines choses changent en un petite vie humaine…

Pensez que nous pêchions d’énormes tourteaux entre les rochers de la cale de Pors Gelen, du côté où se trouve maintenant la base nautique….

L’Ile Grande aura également été pour moi un élément déclenchant d’une passion d’amateur “éclairé”.

La découverte du dolmen des 4 Vents et celle de l’allée couverte de Prat ar Menhir entre Penvern et l’Île, ont suscité  chez l’enfant que j’étais, un intérêt très vif et soulevé bien des questions  dont, plus tard,  je n’ai pas trouvé la réponse chez les auteurs spécialisés, archéologues et préhistoriens.

Aussi ai-je pris mon bâton de pèlerin (en l’occurrence un compas de relèvement) et exploré pendant des années la plus grande part des mégalithes de Bretagne. Enfin, j’ai même étendu mes recherches à l’ensemble de la façade atlantique  du monde mégalithique : Écosse, Irlande, Allemagne du Nord….

Ces pérégrinations, outre leur énorme intérêt “touristique”, m’ont conduit à élaborer une étude qui a été publiée dans le journal de la Société Préhistorique Française il y a  bientôt 10 ans.”

D. LAVALETTE

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Dolmen ou Allée couverte ?

Elle apparaît, superbe, dès l’entrée du champ.

Âgée d’environ 4 500 ans, elle a traversé les âges … presque sans encombre.

Presque ?    Si les mégalithes ont pu souffrir, au fil des siècles,  des intempéries ils ont le plus souvent été endommagés par les hommes :

pillés pour les éventuels trésors qu’ils renferment,

détruits symboliquement (le culte aux pierres est sacrilège : dès 452, le concile de Nantes ordonne leur démolition ; bien plus tard, les mégalithes sont christianisés),

détruits en raison de la gêne qu’ils occasionnent aux cultivateurs dans leurs travaux agricoles,

démontés pour récupérer les pierres pour la construction, la voirie (dalles de couverture, orthostates, pierres des cairns) …

– et même fouilles anarchiques.

Afin de le protéger,  l’état fait établir des inventaires et des cartes du patrimoine mégalithique et crée le statut de « monument historique ».

Le 23 janvier 1956 le classement  « monument historique» de l’allée couverte de l’île-grande atteste de sa valeur patrimoniale.

Pour ne pas la confondre avec un dolmen, au moins deux indices sont à repérer

1er indice

L. 4,50 m,  l 2,50 m, Ép. 50 cm

L 3,50 m,  l 2,50 m, Ép. 25 cm

Plus d’une table de couverture permet d’affirmer qu’il s’agit d’une allée couverte « courte »  (par opposition à l’allée couverte « arc-boutée »

2nd indice

C’est l’emplacement de son entrée qui permet au visiteur de vérifier si elle mérite bien le nom d’allée couverte !

Un rapide tour d’inspection permet de constater qu’il est impossible d’y pénétrer latéralement. Par contre, à son extrémité une belle entrée (ouverte vers le sud-est)  incite à la visite.

Le second indice est trouvé !

L’entrée se situe dans l’axe de l’allée couverte.

Les allées couvertes apparaissent comme une évolution des dolmens : elles sont en général plus récentes et appartiennent au Néolithique final (fin de l’âge de la pierre polie).

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