Les carriers de l’île, de 1836 à 1906

Voici une liste, non exhaustive, des carriers habitant l’île-Grande, dont les noms figurent sur les recensements de Pleumeur. L’orthographe y est souvent approximative (de plus, la particule ne figure pas toujours) ainsi que l’âge ! Le domicile n’est précisé que pour l’année 1851.
Cliquez sur le nom désiré pour accéder à toutes les personnes portant ce nom et inscrites sur le registre.

ALLAIN AUTRET  
 
BAIL BARAZER BELLOIR BESCOND
BIÈS  BIVIC
  BLONSARD
BOTHOA
BOUGEARD BRAS  BRIAND  BRINTER
CADIOU  CALVEZ CHEVALLIER  COADO
COÏC COJEAN  COLLET  COMTE
CORRE
 DELANOË DELAVIGNE DIGUERC’HER DIZÈS
 DRU DURAND  DUVAL  
 FLANCHEC FLEM  FORESTIER  FRELLOT
 GAC GAREL  GODEL GOFF
 GOÏC GONET  GRAVIOU GRUIEC
GUEN  GUÉRIDEC  GUÉZOU GUILLON
GUILLOU
 HAMON  HERVÉ  HOUCHARD HUGEAT
 JONCOURT JULO (OU)
KERANFLEC’H  KERLEAU
 LASBLEIZ L’HÉVÉDER L’HOSTIS  LIMPALAËR
LISSILLOUR   LOËT
MARREC MAT  MERRER MÉVEL
MORVAN
  NÉDÉLEC  PIOLET  QUÉRÉ  QUILIN
RIOU RIVOAL  RIVOALLAN ROBIN
ROÏC  ROLLAND ROPARS  ROUDOT
 ROUSSEAU ROY
SALAÜN  STÉPHANY
TENZOUR THOMAS THOUAULT
UNVOY  VOT Illisible

Les squelettes de l’île d’Aval

  • Pourquoi des squelettes ont été enterrés sur l’île d’Aval ?
  • D’où venaient ces êtres humains avec des chevaux ?
  • Qu’est-ce qui a bien pu se passer ?
  • Que sont devenus ces squelettes ?

L’extrait ci-dessous est tiré des BULLETINS DE LA
SOCIÉTÉ D’ANTHROPOLOGIE DE PARIS
(Masson Éditeur – Paris) – Bulletins publiés entre 1860 et 1899

SUR LES ANCIENNES SÉPULTURES DE L’ÎLE D’AVAL, PRÈS DE LANNION (CÔTES DU NORD)
Par M. René ROBERT
Dans une lettre adressée par M. René Robert, lieutenant de vaisseau, cet explorateur annonce à M. Polak qu’il était de passsage à Lannion (Côtes-du-Nord), il y a quelques semaines, ou plutôt près de Lannion, dans un village situé près du bord de mer et séparé par un simple chenal d’une île qu’on appelle l’île d’Aval.

Là, il a appris qu’on venait de fouiller, et qu’on disait avoir trouvé la tombe du roi Arthur. Dans ces sépultures, on trouva divers objets, des dents de cheval, quelques fragments de poteries que n’a pas pu voir M. Robert, et une trentaine de squelettes plus ou moins complets. Ces squelettes n’ont pu être retrouvés qu’en morceaux parce que les individus qui étaient chargés de la fouille avaient rejeté les squelettes, ne s’occupant qu’à chercher un trésor.

Dans le voisinage existe un petit tumulus qui n’a pas encore été ouvert, et qui est fait en pierres de peu de hauteur ; l’un à 80 centimètres, et l’autre 2m50. Il y a là des restes d’anciens monuments celtiques, et enfin, sur la surface du sol tout près de là, le curé du village en question a trouvé une hache polie en serpentine, et une autre arme dont M. Robert a fait un dessin exact. Il y a donc quelque possibilité que ces objets-là proviennent d’une époque très ancienne, de l’époque néolithique.

Le crâne qu’il a envoyé répond jusqu’à un certain point à cette indication : crâne de femme, dolichocéphale, dont la portion frontale est très étroite. Ce crâne a été déformé par le poids des terres, de sorte que le temporal droit se trouve abaissé. Ce crâne répond assez bien à l’idée qu’il provient d’une race néolithique. Les mâchoires inférieures sont au nombre de deux. Il y a bien trois fragments, mais ils ne forment que deux mâchoires. Les dents sont usées, transversalement, jusqu’au canal dentaire, quoique es sujets paraissent encore jeunes. Cette usure précoce s’observait fréquemment à l’époque de la pierre polie, avant qu’on eût connu la mouture. A l’époque où l’on n’avait que des instruments grossiers pour la mouture, le grain ne se réduisait pas en poudre facilement, de sorte qu’il fallait faire agir les dents, et par ce moyen elles s’usaient beaucoup plus vite.
M. Robert regrette de n’avoir pu envoyer qu’un seul crâne. Tous les autres crânes et ossements ont été réclamés par l’autorité ecclésiastique.
Source : Bibliothèque nationale de France, département Sciences et techniques, 8-T46-157

Extraits tirés des ouvrages numérisés de  la Bibliothèque Nationale de France

Page 102    et        Page 103

…La correspondance manuscrite comprend une lettre par laquelle Monsieur le Docteur LEDENTEC (de Lannion) annonce l’envoi d’un crâne trouvé dans les fouilles de l’île d’aval.         Page 140        

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crâne dolichocéphale

exemple de crâne dolichocéphale

 

 

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Ci-dessous, un extrait du livre “L’île Grande” d’Ernest LE BARZIC

Le 5 février 1878, au cours d’un défrichement opéré par le « colon » de l’île d’aval, celui-ci mit à jour trente squelettes d’hommes et, semble-t-il, autant de squelettes de chevaux.

Par la suite, certaines personnes (dont l’abbé France, historien de Kerduel) affirmèrent que les squelettes des hommes étaient couchés en cercle autour du menhir, près d’une croix de type très primitif et d’un dessus d’autel, lui aussi fort ancien, croix et dessus d’autel se trouvant dans le sol.

D’autres, dont le docteur Le Dantec, père du philosophe et biologiste, qui se rendit sur place avec son fils, les virent inhumés sur deux rangs. Elles constatèrent la présence du menhir (que chacun connaissait sous le nom de « Tombe du roi Arthur »), celle également de la croix et du dessus d’autel dégagés de la terre.

Le docteur Le Dantec eut l’impression que les corps humains avaient été étendus en deux fosses communes parallèles. Il n’y avait pas de débris d’armes parmi eux. Deux détails frappèrent ce témoin de marque :
• les crânes des hommes étaient dolichocéphales comme le sont généralement ceux des Nordiques d’une part,
• d’autre part, un suintement s’échappait encore du sabot des chevaux.
Au moment de cette découverte, l’on ne disposait pas des moyens actuels pour déterminer avec précision l’époque de l’inhumation collective des cadavres. L’on n’avait point les mêmes classements archéologiques qu’aujourd’hui. L’on doit donc se borner à des approximations.
Le drame qui coûta la vie à ces trente hommes et à leurs montures pouvait se situer entre les Vie ou VIIe siècles et les XIIe ou XIVe siècles. C’est bien vague.

L’imagination poétique aidant, l’on n’hésita pas à dire qu’il s’agissait du roi Arthur et de ses preux compagnons. L’on était frappé, et on le demeure, par ce fait que la mémoire populaire ne transmet pas le souvenir d’un combat sur terre, souvenir qui aurait subsisté, même rétréci, déformé, si ce combat avait eu lieu, par exemple, pendant la guerre de Succession de Bretagne *.

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Alors que nous cherchions, il y a une vingtaine d’années, à percer ce mystère nous avons recueilli d’un ancien cap-hornier, le capitaine Pincemin, une tradition bien menue, certes, mais qui apparaît apporter la lumière : ces morts de l’île d’Aval seraient les victimes d’un naufrage « du temps du Prince Noir », probablement des chevaliers anglais dont le bateau se serait fracassé sur des rochers proches. Donc un drame du milieu du XVe siècle. Une découverte d’objets –monnaies, débris d’armes- pourrait permettre, un jour, d’être plus affirmatif à ce sujet !
*Ou au Xe siècle, pendant la victorieuse campagne d’Alain Barbetorte contre les Normands. L’antique croix d’Aval rappelle celles de Toull-ar-C’houiled, en Plourivo et d’autres croix commémoratives de la lutte contre les Vikings, celles de Questembert et du Léon. Le nom de « Kroaz an Norman » à Plouzané, semble pourtant être la seule mention qui soit restée des combats du Xe siècle dans cette dernière région. Note d’Ernest Le Barzic

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Note sur ce lieu qui pourrait avoir été celui d’un combat :

A ce propos, Jean Jacques, un ami de Penvern, m’a posé la question suivante
• Sais-tu ce que signifie Landrellec ?
• Non…
• « rellec » ou « relecq » (comme dans Relecq-Ker-Huon) signifie « Relique ». Le nom de lieu « Landrellec » est composé de Lann (terre) et « rellec ».

Nous en sommes restés là… lieu de reliques ?

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